L’histoire tragique des jeux Zelda sur CD-i
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L’histoire tragique
des jeux Zelda
sur CD-i

Crédit : Nintendo
Etienne C.
Etienne C.
Auteur Micromania-Zing

« Infâme », « pire chose créée par l’homme » : les qualificatifs n’ont jamais manqué pour décrire Link : The Faces of Evil et Zelda : The Wand of Gamelon, deux volets n’ayant été ni développés ni supervisés par Nintendo. Considérés comme les pires épisodes de la série, ces deux titres publiés en 1993 sur la CD-i de Philips ont marqué, à leur manière, l’histoire de la licence. Retour en arrière.


Tout commence par une sombre histoire de périphérique. En 1991, Nintendo signe un accord avec Philips pour créer une extension CD-ROM pour la SNES. Le but ? Rivaliser avec Sega, qui propose une machine disposant d’un périphérique similaire dès décembre 1991 : la Mega-CD. Seul problème : le projet de Sega est un échec commercial, ce qui incite Nintendo à jouer la montre. Résultat des courses : Philips perd de l’argent, mais tout n’est pas perdu pour la firme hollandaise. Une clause dans le contrat lui donne l’autorisation de créer des jeux pour la CD-i, sa propre console, en exploitant les licences de Nintendo. « C’est ici que commence l'histoire de Link et Zelda. » explique Dale DeSharone, l’homme qui a géré le développement Link : The Faces of Evil et Zelda : The Wand of Gamelon, à ZeldaUniverse. « Philips a conclu un marché avec Nintendo pour obtenir la licence de cinq personnages. D'après ce que j'ai compris, il ne s'agissait pas d'une licence pour cinq jeux mais cinq personnages (…) Nous avons présenté des idées distinctes pour un jeu mettant en vedette Link et un autre avec Zelda. »


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Mission impossible


Ce projet bancal est confié à Animation Magic et financé par une branche de Philips. Le budget alloué au développement est, même pour l’époque, ridicule : 600 000 dollars par jeu. « Nous avons proposé un pitch maximisant la qualité des jeux et incluant la développement d’un seul moteur qui serait utilisé par les deux jeux. » se remémore Dale DeSharone. « C’était en 1991-1992 et, même à cette époque, un employé américain coûtait environ 100 000 $ par an. » Coincé, Animation Magic trouve une solution discount : déléguer la création des animations à une entreprise russe. Stephen Radosh, qui a bossé sur le projet au début des nineties, se souvient dans les colonnes de GameInformer : « Nous leur envoyions de vagues story-boards et un gameplay (…) on faisait plusieurs allers-retours, et un ou deux des concepts originaux ont été rejetés par Nintendo. »


Des titres devenus des memes
Crédit : Philips

Le rôle de Nintendo


Car oui, étrangement, Nintendo ne s’est jamais vraiment impliqué. Selon Stephen Radosh, la firme nippone aurait pu se montrer moins coopérative : « Ils auraient pu continuer à dire non, et ça n'aurait jamais vu le jour (…) Je m’attendais à ce Nintendo soit combatif, et c’était exactement le contraire. » En dehors de l’apparence des personnages, la firme japonaise s’est complètement détachée d’un projet pouvant potentiellement impacter négativement son propre business. Mais comme le rappelle Stephen Radosh, Nintendo n’avait sans doute pas grand-chose à dire sur le rendu final. Pire : le studio l’a sans doute apprécié : « Je suppose que [Nintendo Japon] l'a vu » explique-t-il. « Ils n’ont posé aucun problème, ce qui, à mon avis, indique qu'ils les aimaient vraiment. » Parce que s'ils ne les aimaient pas, ils avaient la possibilité de bloquer le projet. »


Link : The Faces of Evil sort en 1993
Crédit : Philips

Des reliques de l’industrie du jeu vidéo


En 1993, l’objectif est atteint : Animation Magic parvient à pondre les deux jeux sur une console à l’origine conçue pour des jeux éducatifs. Un sacré exploit, tout de même, dans un laps de temps si court. Régulièrement moqués par la presse et les créateurs de contenus depuis le milieu des années 1990, ces deux jeux ont, malgré leurs graphismes datés et leurs dialogues étranges, marqué l’industrie. Pour les mauvaises raisons, certes. « Je pense qu’étant donné les circonstances, nous avons fait du bon boulot » souligne Dale DeSharone. Cela aurait pu être mieux, mais ce n’était évidemment pas du Nintendo. » La même année, la firme japonaise accouchera, elle, de Link’s Awakening. Et rappellera au monde entier qu’elle est la seule entreprise capable de créer de tels bijoux avec ses propres licences.


The Legend of Zelda : Link’s Awakening sort sur Nintendo Switch le 20 septembre.

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