Unpopular Opinion : la Wii U n'est pas l'échec qu'on croit
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Unpopular Opinion :
la Wii U n'est pas
l'Ă©chec qu'on croit

Crédit : Nintendo
Maxime L-G.
Maxime L-G.
Auteur Micromania-Zing

Lors de la génération précédente, il n’était pas très compliqué de déterminer qui s’était quelque peu loupé : Nintendo avec sa Wii U. Pourtant, la console a été bien plus importante qu’on ne pourrait le croire.

Vous pensez que la Wii U n’a servi à rien ? On peut vous pardonner, mais c’est loin de refléter une réalité bien plus profonde. Alors avant de dire des âneries, mieux vaut réviser un peu ! Quitte à jouer l’avocat du diable, Unpopular Opinion s’élance pour offrir l’envers du décor et vous donner une nouvelle perspective sur des opinions largement partagée. Et on commence bien sûr avec la Wii U, l’avant-dernier bébé de Nintendo qui n’a pas eu une vie facile… mais qui a bien marqué les esprits malgré tout.

Le concept a toujours été bon

Rappelons d’abord que le concept de la Wii U a toujours été bon. Lorsque Sony a dévoilé pour la première fois le Remote Play entre la PS3 et la PS Vita, la technologie n’était pas encore tout à fait au point, mais la promesse était bien présente. Celui qui y a répondu véritablement en premier, c’est Nintendo avec sa Wii U. Et pour cela, il a misé gros en créant la console tout autour de l’idée que la mablette se devait de pouvoir jouer à tous les jeux n’importe où confortablement.

Ce pari, Nintendo l’a tenu. Et aujourd’hui, lorsque l’on voit le cloud gaming, on ne peut pas nier que le constructeur japonais était en accord avec son temps, peut-être même un petit peu trop en avance. Le véritable problème de la Wii U a été sa communication, trop proche de la Wii, et son design qui n’était pas nécessairement très optimisé. Mais Nintendo est resté Nintendo : il a tenté de faire de l’innovation tout en gardant les coûts les plus bas possibles. On ne peut pas vraiment lui en vouloir pour ça.

Crédit : Nintendo

Une vraie ludothèque pour la Wii U

Une autre critique que l’on entend souvent sur la Wii U est que celle-ci n’avait pas de jeux. Rappelons d’abord une chose : après le succès populaire de la Nintendo Wii, qui a touché le grand public comme jamais, Nintendo aurait pu tout à fait retourner sa veste et partir tenter de conquérir les parts des Apple et autres de ce monde. Mais au contraire, il a créé la Wii U : une console qui cherchait à retrouver les hardcore gamers tout autant que le grand public. Un grand écart compliqué pour sûr, mais qui souligne que le constructeur cherchait à nous plaire.

Et puis, il y a les jeux eux-mêmes. Dire que la Wii U n’avait pas de jeu est tout de même un peu grinçant. Déjà, la console nous a apporté une toute nouvelle licence de Nintendo : Splatoon. Et ça n’est pas rien alors que le développeur a plutôt tendance à se reposer sur ses anciens visages. Mais aussi, il nous a permis de faire revivre Bayonetta pour un second épisode, et bientôt un troisième sur Nintendo Switch. En parlant d’elle, ce n’est pas pour rien si les Donkey Kong Country, Mario Kart 8, Smash Bros et autres Pikmin reviennent sur sa nouvelle console : ce sont tous d’excellents jeux qui n’ont hélas pas eu l’occasion de briller jusque là. Et c’est la Wii U qui nous les a offert.

Crédit : Nintendo

Loin d’être le pire accident

Si vous avez la mémoire courte, il est sûr que la Nintendo Wii U paraît être le plus gros accident de Nintendo. Et dans le contexte, on ne peut pas trop vous en vouloir : après le succès colossal de la Wii, difficile de ne pas voir la Wii U comme un échec. Mais il y a ça, justement : le succès de la Wii, qui a fait que la trésorerie de Nintendo était si grande que la Wii U n’a pas impacté l’entreprise le moins du monde. Et puis, il faut aussi rappeler que malgré tout, la Nintendo Wii U s’est vendue à 13 millions d’exemplaires à travers le monde. Ce n’est pas phénoménal, particulièrement comparativement à la PlayStation 3 et la Xbox 360 qui se sont vendus aux alentours de 85 millions d’unités dans le monde, mais la console a su vivoter et tenir ses fans proches d’elle.

Le véritable seul accident industriel de Nintendo reste donc… le Virtual Boy. La console qui se voulait être la première à offrir un affichage 3D ne s’est vendue qu’à 800 000 exemplaires et n’est jamais sortie en Europe faute de ventes. Seulement 22 jeux ont été développés pour cette nouvelle plateforme, et ces derniers sont affiché en rouge et noir alors que la console requiert que les joueurs se penchent sur leur console pour que des lunettes couvrent leurs yeux. Rien ne va vraiment aussi bien dans le concept que sa réalisation, et le marché l’a immédiatement condamné. Ce n’était pas vraiment l’idée de génie de Gunpei Yokoi, qui a vite changé de direction pour nous offrir la Game Boy Pocket par la suite.