La série Yakuza est sous-cotée, à tort
Dossier

La série
Yakuza est sous-cotée,
Ă  tort

Crédit : Sega
Selim K.
Selim K.
Auteur Micromania-Zing

S’il y a une série qui mérite plus de lumière, c’est Yakuza. Le bébé de Sega se retrouve rarement sous le feu des projecteurs alors que c’est un modèle d’écriture, de cinématique et de gameplay.


Une écriture qui frôle l’excellence


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Crédit : Sega

Lorsqu’on se lance dans un RPG et qu’on est parti pour une centaine d’heures de jeu, il vaut mieux recruter une bonne équipe pour plancher sur le scénario. Voire mieux : se payer les services d’un véritable auteur. C’est la réflexion qu’a eu Sega pour Yakuza et Yakuza 2 (les premiers opus, ndlr), qui ont été supervisés par le romancier nippon Hase Seishū. Il y a de grandes chances que ce nom ne vous dise rien, c’est normal, mais le type est tout de même une pointure. Le résultat de cette collaboration est excellent et la série en a tiré des scénarios et autres plot twist qui n’ont absolument rien à envier à ce que l’on pourrait voir sur Metal Gear. L’histoire est intimiste, réellement poignante, et dépeint parfaitement l’univers sombre qu’est celui des yakuzas. En l’espace de quelques heures, Yakuza peut vous faire rire à en pleurer, vous surprendre, vous foutre la rage ou vous faire lâcher une petite larme. Ou peut-être vous plonger dans toutes ces émotions à la fois, mais avec une finesse rarement égalée dans l’industrie.


N’oubliez pas le pop-corn


Comme précisé plus haut, les scénarios pondus par Sega sont génialissimes. Mais encore faut-il avoir les moyens de les retranscrire correctement à l’écran. Et là encore, la firme japonaise a tout compris en mettant le paquet sur les cinématiques et le recrutement d’acteurs. Par exemple : pour Yakuza 6, le casting est composé de légendes vivantes comme Takeshi «Beat» Kitano et Tatsuya Fujiwara (Battle Royale, ndlr), deux immenses stars japonaises. La mise en scène est très cinématographique et rend hommage aux films de gangsters japonais. Les plans sont beaux et travaillés, les animations naturelles et fluides, il ne suffit que d’éteindre la lumière et sortir le pop-corn pour se croire au cinéma du coin.


Un gameplay fun et dynamique


Dans GTA, vous passez votre temps à dézinguer ou braquer tout ce qui passe. Dans Yakuza, vous faites un peu la même chose… mais avec vos poings. Si vous l’ignoriez, Yakuza est un RPG au fort accent de Beat them all. Vous y affrontez continuellement des hordes d’ennemis dans des espèces de barfights orientés kung-fu. Le moteur de jeu permet de jouer aussi bien avec les éléments du décor (écraser des têtes contre des murs, exploser des vélos à la face de vos adversaires…) qu’avec les armes ennemies (battes de baseball, katanas, pistolets…). La formule est addictive et votre progression dans le jeu vous permet d’apprendre toujours plus de techniques. Résultat : on se retrouve souvent à arpenter les rues dans le but de trouver un groupe à tabasser. Et que dire des combats de boss ? Ces derniers sont travaillés et disposent, chacun, d’un style qui leur est propre. Bien qu’un peu répétitif, le gameplay de Yakuza reste une merveille de dynamisme et de fluidité.


Une durée de vie énorme


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Crédit : Sega

S’il faut compter une quarantaine d’heures pour venir à bout des différentes quêtes principales, le total peut vite dépasser la centaine si l’on veut finir les titres à 100%. Les Yakuza sont des jeux qui prennent places dans des mondes ouverts qui regorgent d’activités. Généralement, une centaine de quêtes annexes sont proposées. Mais ce n’est pas tout puisque Sega est roi quand on en vient aux mini-jeux. Une envie de karaoké ? Il suffit de vous y rendre pour vous casser la voix. Pareil pour le baseball ou la musculation qui, au passage, permet d’améliorer votre personnage. En cas d’ennui, vous pouvez également vous adonner à des sessions de Live Chat avec des camgirls ou aller draguer des hôtesses dans des bars. Plutôt sympa, non ? Sinon, vous pouvez toujours vous faire le petit plaisir d’entrer dans une salle d’arcade estampillée Sega. L’occasion de jouer à Virtua Fighter 5 et d’autres jeux de la firme nippone. En gros, dans Yakuza : l’ennui n’existe pas.


Plus besoin d’aller au Japon


C’est un fait : Yakuza reproduit les villes japonaises mieux que personne. Dans Yakuza 6, par exemple, on découvre le quartier de Tokyo nommé Kamurocho qui s’inspire de Kabukichô, le « quartier chaud » de Shinjuku. Un espace de vie fidèlement reproduit dans le jeu, du placement des magasins à la taille des ruelles en passant par les enseignes publicitaires. Même les cartes des restaurants (où vous pouvez manger, ndlr) sont fidèles à la réalité. Le niveau de réalisme est carrément flippant, mais on ne va pas s’en plaindre et seulement profiter du voyage.