Ce qu'on veut voir dans Xenoblade Chronicles 3
Dossier

Ce qu'on veut
voir dans
Xenoblade Chronicles 3

Crédit : Nintendo
Selim K.
Selim K.
Auteur Micromania-Zing

L’arrivée de Xenoblade Chronicles Definitive Edition, en plus de nous hyper, nous a permis de rêver plus grand en ce qui concerne un éventuel troisième épisode. Du coup, en plein mois de mai, on s’est permis de rédiger une petite lettre au Père Noël concernant Xenoblade Chronicles 3.

Un monde ouvert

Qu’on soit bien d’accord : les grandes zones offertes par les deux premiers Xenoblades étaient très complètes, avec une faune fournie, et suffisamment de biomes différents pour relancer continuellement notre intérêt. Le plus bluffant étant que l’univers du premier était décliné sur une Wii certes excellente, mais loin d’être une machine de guerre au niveau de ces capacités intrinsèques. Malgré ces petites faiblesses, Xenoblade Chronicles premier du nom a réussi à nous proposer une profondeur folle dans son monde semi-ouvert. Entre cavernes, grandes plaines et montagnes, la déclinaison physique de son univers était sûrement ce qui se faisait de mieux sur la console. Puis est arrivé Xenoblade Chronicles X. La série a alors connu son premier open world, vous laissant profiter de l’immensité de Mira sans le moindre chargement. Et c’est précisément ce qu’on aimerait revoir sur Xenoblade Chronicles 3, si tant est que le jeu soit vraiment programmé, alors qu’un célèbre titre de Nintendo aujourd’hui au panthéon du jeu vidéo nous a montré tout ce qu’il est possible de développer sur Switch. Voilà qui nous donne le droit d’y croire.

Des mechas, encore des mechas

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Crédit : Nintendo

Xenoblade Chronicles X a aussi été l’occasion de contrôler nos premiers mechas. De les utiliser pour se déplacer, voler et même combattre avec. Avoir l’opportunité de revoir ces mechas serait une excellente chose, surtout si notre vœu d’open world est exaucé. Le couple fonctionnait déjà très bien sur Xenoblade Chronicles X, qui reste pour beaucoup de fans de la série comme le meilleur de ses épisodes. Ici, on pense que cette combinaison mechas-open world en est l’une des raisons principales. La liberté de déplacement offerte par les engins de fer changent toute la perception que l’on peut avoir d’un horizon sans fin. Reste à voir si de légères améliorations peuvent être apportées au système de combat de ces derniers, pour qu’on puisse pleinement prendre notre pied.

Des cinématiques mieux travaillées

Si, pour nous, le scénario des Xenoblade Chronicles est souvent très bon, ce point est cependant légèrement dévalué par le ton un peu obsolète de leurs cinématiques. Le meilleur exemple étant Xenoblade Chronicles 2, le dernier en date, sorti sur Switch, dont une bonne partie des cinématiques proposées utilisent… le moteur du jeu. Du coup, on se retrouve avec des personnages dont les mouvements ne collent pas du tout au dialogue en cours. Pareil en ce qui concerne les différentes émotions normalement véhiculées. Ces dernières restent fades et sans profondeur. Pour ce qui est des cinématiques animées, le nivelage du son y est souvent, comment dire… exécrable. On ne compte plus le nombre de fois où les dialogues sont à peine audibles à cause d’une musique trop forte. Tout ça mis bout à bout rend l’expérience scénaristique bien moins grandiose que ce que son potentiel laisse entrevoir. Parce qu’encore une fois : le fond du propos de la licence est excellent. Reste juste à nous servir ce petit délice sur un lit de cinématiques léchées, pour notre clapet fermer.

Des graphismes un peu plus fins

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Crédit : Nintendo

Alors, oui, on en demande beaucoup. Mais après tout comme précisé en avant-propos : ceci est un peu une lettre au Père Noël. Et le dernier élément de ce doux rêve touche aux graphismes de cette série bien aimé. Encore une fois nous allons prendre l’exemple de Xenoblade Chronicles 2, celui-ci étant le plus récent. Autant son univers est toujours aussi époustouflant, et nous donne constamment envie d’en explorer la moindre parcelle, autant ce n’est pas sa faible définition qui le rend si attractif. Si on y profite d’une distance d’affichage hors-norme, celle-ci a un certain coût. De l’aliasing à gogo, des chutes de framerate constantes et le plus dérangeant : des ralentissements voire lags qui pourrissent un peu l’expérience de jeu. Forcément, c’est le genre de choses à prévoir sur une plateforme telle que la Switch. Mais ses quelques défauts entachent un peu les phases d’exploration qui, généralement, sont censées nous en mettent plein les mirettes. On ne demandera jamais à un jeu sortant sur Switch d’être aussi beau qu’un Red Dead Redemption ou autre The Witcher. Seulement de pouvoir profiter de toutes ses qualités sans y perdre trop au niveau du confort visuel.

Les quatre points évoqués ci-dessus laissent penser qu’on demande monts et merveilles à Monolith Soft. C’est un peu le cas, oui, déjà parce que l’on sait que le studio a aidé au développement de Zelda : Breath of the Wild, puis parce qu’on est forcément plus exigeant lorsqu’on a une telle pépite sous la main. Au final, tout ce que l’on souhaite est que Monolith Soft puisse nous sortir une œuvre à la hauteur de ses ambitions. C’est à dire énorme.