Jeux vidéo : c’est l’amour à la plage
Dossier

Jeux vidéo : c’est
l’amour à la plage

Crédit : Windjammers
Nico Prat
Nico Prat
Expert Micromania-Zing

Elle peut être paradisiaque, cauchemardesque, amusante, ou tout simplement aperçue au loin. La plage, dans le jeu vidéo, est un lieu souvent montré, visité, pour des raisons diverses et variées.

Ici, nous avons tenté de dresser un panorama de ce lieu de villégiature adoré, mais qui dans le jeu peut revêtir diverses formes, parfois le temps d’un seul niveau, ou bien pour de longues heures. Nous avons également souhaité proposer un classement en dehors des sentiers battus, mettre en avant des créations moins exposées que certains AAA. Vous le savez, la plage peut être, dans Far Cry 3, une terre de massacres, ou dans Super Mario Sunshine et Banjo Kazooie, source d’amusements. Mais à la plage, on peut également...

Survivre comme on peut

Lost in Blue est un jeu vidéo d'aventure signé Konami et sorti sur Nintendo DS en 2005. Vous y incarnez un garçon, puis une fille, tentant de survivre sur une île apparemment déserte, en cherchant refuge dans une grotte et en apprenant à cuisiner le crabe. Ce remake de Survival Kids sorti sur la première Game Boy utilise au maximum les particularités de la DS pour rendre cette simulation de survie en avance sur son temps encore plus passionnante : on creuse le sable en caressant l’écran tactile, on souffle sur le micro pour faire du feu.... Bonus : vos actions ont un sens, à vous donc de bien vous entendre avec votre camarade de galère. Et dieu sait que personne n’a envie de se retrouver bloqué sur une plage avec une fille qui chouine et un garçon qui ne sait pas quoi faire de ses dix doigts.

Crédit : Windjammers

Faire du sport

Certes, libre à vous de lancer une partie de Dead Or Alive si vous aimez admirer des femmes en bikini pratiquant le volley ball. Mais n’avez-vous pas davantage envie de jouer au frisbee sur un terrain de tennis tout en utilisant des super pouvoirs ? Dans ce cas, Windjammers, jeu vidéo d'arcade développé par Data East en 1994 (également disponible sur PlayStation 4 et Switch), est fait pour vous. Tout y est absurde, défiant les réalités physiques. Mais on se marre, beaucoup.

Boire du 7 Up

Il fait chaud, donc forcément, vous avez envie d’un soda. Normal. Cool Spot est à ce titre une curiosité qui vaut le détour. Dans les années 90, les marques s’emparent sans honte de cet outil qu’est le jeu vidéo pour séduire les gamins (et donc futurs consommateurs) et créent donc leurs propres jeux. Dans Cool Spot, sorti en 1993 sur Amiga, DOS, Mega Drive, Master System, Game Gear, Super Nintendo et Game Boy (quand on vous dit qu’ils veulent que vous achetiez leur boisson), le joueur dirige Spot, une des mascottes de la marque 7 Up, qui peut sauter et tirer un nombre illimité de projectiles. Rien de bien sorcier, et pourtant, le charme agit, grâce au talent de David Perry, futur papa de Earthworm Jim, ici à l’oeuvre.

Crédit : Cool Spot

Faire du flouze

N’allez surtout pas croire que l’été, comme vous, le Grand Capital prend des vacances pour revenir tout bronzé début septembre. Dans Beach Life (Spring Break aux Etats-Unis), jeu développé par Deep Red Games et sorti en 2002 sur Windows, vous devez gérer une station balnéaire, et donc ses afflux de vacanciers, mais aussi ses bars, restaurants, et autres magasins de tongs et planches de paddle. En un mot comme en cent : faire de l’argent, plage après plage, jusqu’à posséder un immense et immonde resort qui détruira la faune et la flore locale, mais vous rendra riche. C’est le plus important.

Regarder au loin

Bientôt L’été (en français dans le titre) est un jeu développé par Tale Of Tales, dans lequel il ne se passe rien, ou si peu. Nous ne faisons qu’y marcher, seule, sur une plage déserte, regardant au loin, tout en collectionnant des mots et en buvant des litres de vin. Difficile d’expliquer, il faut y jouer. Car Bientôt L’été est une expérience au-delà des graphismes (minimalistes) et du gameplay, un conte onirique sur la séparation, les doutes, la vie. Beau.