Il n'y aurait pas de NieR sans un certain Drakengard
Dossier

Il n'y aurait pas de NieR
sans un certain
Drakengard

Crédit : Square Enix
Maxime L-G.
Maxime L-G.
Auteur Micromania-Zing

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’univers de NieR n’est pas sorti de nul part. Les connaisseurs le savent : c’est en vérité un spin-off de Drakengard. Ou “Drag-On Dragoon”, pour les vrais.

Pour beaucoup, le développeur japonais fou qu’est Yoko Taro est devenu connu grâce à sa série NieR. Il faut dire qu’avec la sortie de NieR Automata en 2017 sur PS4 et PC, et un peu plus tard sur Xbox One, la licence a réussi quelque chose que l’on n’aurait pas imaginé auparavant : devenir un véritable hit auprès du grand public. Au point même que l’on oublierait presque que ce jeu était déjà une suite à un autre titre sorti auparavant sur PS3, intitulé sobrement NieR par chez nous, mais qui avait déjà deux versions au Japon : NieR Gestalt, et NieR Replicant.

Un univers plus qu’étendu

Cette partie de l'histoire est désormais bien connue, et pour cause : nous allons enfin connaître la sortie de NieR Replicant par chez nous, grâce à son remake. Ce qui est particulièrement intéressant avec cette sortie est qu’elle est autant réjouissante pour ceux qui ont fait le NieR PS3 de l’époque que ceux qui ont découvert la série avec NieR Automata, puisque ce remake concerne… la version du jeu que nous n’avons pas connu en Occident. Notre NieR à nous était en fait seulement NieR Gestalt, qui met en scène un protagoniste différent, et qui était uniquement disponible sur Xbox 360 au Japon. Le remake de NieR Replicant va donc aussi nous permettre de voir l’histoire sous la perspective du protagoniste originel des aventures PS3 au Japon.

Ce que l’on continue d’ignorer cependant, c’est que NieR… est un spin-off. Ou plutôt, plus même qu’un spin-off, c’est la suite des aventures d’une autre série dirigée par Yoko Taro : Drakengard. Dans le premier Drakengard, il était en effet possible d’avoir plusieurs fins différentes du scénario, selon votre taux de complétion du jeu. L’ultime fin du jeu mettait en scène… la fin du monde, ou du moins la fin du monde tel que nous le connaissons dans NieR. C’est un peu compliqué à expliquer, comme toute œuvre de Yoko Taro l’est, mais comprenez que la disparition des humains n’est pas si mystérieuse pour qui a fait Drakengard avant NieR.

Ouverture d’esprit

Pourquoi vous en parler maintenant ? Parce que c’est maintenant qu’il faut en parler. Si vous adorez NieR, il n’y a absolument aucune raison que vous n’aimiez pas Drakengard. Comme dans NieR, le jeu s’amuse à changer régulièrement son gameplay entre beat’em all et shoot’em up, et propose un système d’équipement approfondi qui donne du fil à retordre à ceux qui veulent le 100% absolu. Comme dans NieR, le scénario est profond et fait appel à des notions philosophiques tout autant qu’il lâche quelques vannes bien senties, dans un univers typiquement japonais qui pue la classe absolue. Et comme dans NieR bien sûr, vous n’êtes jamais au bout de vos surprises pour peu que vous choisissiez de refaire le jeu encore et encore jusqu’à toucher la véritable fin.

Alors pourquoi Drakengard n’a pas autant explosé que NieR ? Parce que vous n’étiez pas prêt. Dans les cercles fans de jeux japonais, la série a toujours été révérée par ses adeptes. Mais c’est là le problème : il fallait encore y être initié. A l’époque PS2 où Drakengard 1 et 2 sont sortis, les jeux japonais étaient légions, faisant que de nombreuses petites pépites étaient souvent condamnées à rester dans l’ignorance si leur éditeur n’avait pas le budget de communication qu’il fallait. A l’ère PS3 où Drakengard 3 et NieR Gestalt sont sortis, les jeux japonais ont perdu de leur superbe, faisant que nombreux ont été les joueurs à ne plus vouloir toucher au moindre titre en provenance des talents de l’archipel. L’ère PS4 a changé cela, et a permis à NieR Automata de devenir le hit qu’il est aujourd’hui.

Cependant… Je pense qu’il est temps pour vous d’essayer de vous procurer Drakengard. Voire même qu’une compilation des trois épisodes ressorte en HD quelque part, ne serait-ce qu’en dématérialisé. Parce que les histoires de Yoko Taro transcendent souvent leur média et leur époque, donnant à ses histoires un aspect intemporel, quand son insistance à offrir des gameplay très arcade fait qu’ils sont toujours aussi jubilatoires manette en main au-delà des générations de console. Si vous aimez NieR… Réclamez Drakengard !

NieR Replicant sur Micromania