Près de 10 ans après la sortie de Mafia III, la franchise de 2K Games est de retour avec Mafia: The Old Country. Cette fois-ci, comme dans Le Parrain 3, on quitte les États-Unis pour le sud de l’Italie, et plus précisément la Sicile. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le soft.
Depuis 2016 et Mafia III, Hangar 13 a pris le relais de 2K Czech (qui a fusionné avec le studio) pour continuer de développer les jeux Mafia. Dans Mafia: The Old Country, prequel à l’histoire de la trilogie, on se retrouve au début du XXe siècle, en Sicile, dans la ville fictive de San Celeste (la même que l’on avait pu apercevoir au début de Mafia II). Cette fois-ci, c’est sous Unreal Engine 5 que le soft a été créé, mais connaissant les devs de la licence, même avec un grille-pain (ou presque), ils seraient capables de nous offrir des graphismes de qualité.
L’histoire
Dans Mafia: The Old Country, on incarne Enzo Favara, un employé hyper heureux qui bosse depuis sa tendre jeunesse dans les mines de soufre en Sicile (en même temps, à qui est-ce que ça ne plairait pas ?). Assez rapidement, il intègre une “famille”. Jusqu’ici, c’est du grand classique, il se met à bosser pour un vieux monsieur qui a amassé un sacré pactole en “offrant” protection aux commerçants et habitants des environs… moyennant paiements. La mafia, au départ, c’est un peu un mélange entre Netflix et la police : tu veux éviter de te faire cambrioler ? Il te suffit de souscrire à un abonnement à vie. Sinon, tu te fais racketter.
Petit à petit, accompagné par Cesare et Luca, notre Enzo passe d’un adolescent qui galère à porter des sacs qui (on l’imagine) sentent bon l’œuf dur dans un bus scolaire à un jeune adulte qui va collecter l’argent dû par les habitants du coin et ainsi de suite. Généralement, les histoires de mafieux/bandits dans la pop-culture fonctionnent comme un Started From the Bottom de Drake. Petit à petit, on gravit les échelons et on gagne en responsabilités. Évidemment, il se passe plein de choses, mais on ne va pas raconter toute la trame. Les jeux Mafia, c’est avant tout une narration intéressante et bien gérée.
Le monde

Même si Mafia III avait su trouver son public, il en avait déçu plus d’un avec son open world parfois un peu vide de sens alors que la franchise était connue pour son histoire et ses missions rythmées. Bonne nouvelle : les développeurs ont bien pris note de tout cela et ont décidé de se concentrer sur ce qui a fait le succès de la franchise. On n’est donc pas sur un open world, mais l’ensemble est absolument magnifique. Au fil des missions et passages en extérieurs, on a de nombreuses raisons de faire tourner la caméra dans tous les sens. La Sicile, c’est un peu un The Witcher III: Blood and Wine (ou la Toscane) qui aurait pris un coup de soleil. On a du vert, du jaune, des ruines antiques, des mélanges d’architerctures typiques de la plus grande île de la Méditerranée… bref, on s’en met plein les yeux.
Le gameplay
Pour ce qui est du gameplay pur et dur, on est sur un TPS qui, dans son plus simple appareil, ré-utilise les mécaniques bien connues des cover-shooteurs. On s’accroupit, on se met à couvert, on sort notre petite tête pour coller un headshot à l’ennemi le plus proche et on continue. L’ensemble est simple, mais ça tombe bien : Mafia: The Old Country va bien plus loin.

Premièrement, tout un système a été construit autour du combat au corps-à-corps, et plus précisément à base de couteaux. La Sicile en 1900, ce n'est pas vraiment le budget du Pentagone ou le placard d’un Iron Man. Il y a des armes à feu, mais on n’est pas dans John Wick. Parades, attaques en avant, taillades, esquives, tout a été prévu, avec en prime certaines attaques lourdes qui doivent absolument être évitées. Pour mettre en lumière ces mécaniques, Hangar 13 n’a pas eu peur d’ajouter quelques duels. Tu aimes les affrontements du Far West ou les combats de chevaliers ? Tu auras droit à la même chose, mais en version mafiosa.
Ensuite, on a également à des sections de grosse action, comme de furtivité à base de “garglglgl” (si tu ne l’as pas, c’est le son d’une élimination furtive au couteau). Le jeu alterne entre les séquences d’action palpitante, d’infiltration, mais aussi de poursuites à pied sur les toits de la ville, en voiture ou à cheval. Globalement, on est sur une grosse production hollywoodienne qui nous place au centre de l’histoire. Pour les pacifistes absolus, pas de souci : on peut aussi proposer aux différents gardes de faire la sieste moyennant de petites QTEs.
Les touches de RPG
N.B : Ne panique pas, on n’est pas sur un Final Fantasy, mais les développeurs ont tout de même saupoudré leur titre de petites touches RPG/customisation. Par exemple, tu pourras te faire plaisir en choisissant la lame de couteau de tes rêves, mais au-delà du cosmétique, cela impactera aussi les statistiques de celle-ci.
Comme les armes blanches, les chevaux aussi possèdent des caractéristiques spéciales. Façon Kingdom Come: Deliverance II, ils ont aussi leurs personnalités et sont plus ou moins sujets à la panique. T’inquiète, si tu avais peur de ne pas pouvoir te poser tranquillement derrière un volant, c’est aussi au programme. D’ailleurs, vu que le pot d’échappement n’a été inventé qu’en 1898 (et n’a pas été instantanément installé sur l’ensemble des voitures de la planète), les véhicules que l’on conduit ont un son caractéristiques et juste monumental. Oui, Hangar 13 est allé enregistrer des tutures d’époque pour booster le sound design.
Au-delà des armes et des chevaux, on peut aussi pimper son chapelet. En le modifiant, on peut récolter différents attributs (bruits de pas réduits, aiguisage du couteau plus rapide etc.), amen.
Pour te glisser dans la peau du petit Enzo, Mafia: The Old Country est disponible sur PS5 et Xbox Series.