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20 ans après la sortie de Ys IV : The Down of Ys et Ys IV : Mask of the Sun, les (?!) quatrième épisodes de la saga Ys, Falcom reprend les bases de l’intrigue pour nous offrir un RPG détonnant sur PS Vita. Une réussite.
Un monde ouvert vaste et attrayant, de nombreuses quêtes, des trésors et autres mystères dissimulés, et le tout servant une histoire prenante, Ys : Memories of Celceta nous fait subitement l’effet d’un Skyrim version pocket. Grand bien lui fasse, on ne s’ennuie pas, on se délecte de la découverte d’un bestiaire varié, de décors plutôt réussis, et surtout d’un univers fantasy qu’on ne se lasse d’arpenter.

Une aventure épique
C’est au cœur de la Grande Forêt de Celceta que commence l’aventure d’Adol Christin, charismatique aventurier à la chevelure de feu. Amnésique suite à son dernier périple, le héros est fermement décidé à y percer tous les mystères. S’entame alors un voyage parsemé de belles embuches. Surtout face à un bestiaire recherché et composé d’aussi jolies qu’agressives monstruosités. La difficulté allant crescendo, et les routes parfois (souvent) labyrinthiques de Celceta nous valent quelques prises de tête, certes. Sauf que l’envie d’en découdre et de poursuivre l’aventure (ou plutôt cette obsession maladive de découvrir les 100% de la map) viennent toujours à bout des pires impasses. Le passage se fait d’ailleurs bien souvent au prix de combats acharnés mais ô combien exaltants ! D’autant plus en compagnie de la fine équipe de valeureux guerriers présente au fil du jeu pour nous prêter main forte. Une aide (artificielle la plupart du temps) plutôt significative soit dit en passant. Outre leur intérêt dans l’histoire (que je vous laisse pleinement découvrir avec ses intrigues et ses complots qui ne manquent pas d’attrait), chacun dispose d’une aptitude particulière nécessaire à la progression à certains moments clés. Par exemple, si Duren déverrouille les cadenas les plus tenaces, Ozmo peut quant à lui exploser les murs de roche sous la mer à l’aide de sa lance. Tous se révèlent par ailleurs d’excellents alliés tant pour leurs aptitudes personnelles qu’en équipe, et ce dans la bataille comme dans la collecte des nombreux items.

Du gel au poison, tous les moyens sont bons
Si bien que nos poches bien souvent pleines rendent les moments shopping dans les différentes villes, vraiment très intéressants. Entre le raffinement des matériaux, les améliorations, le troc, les achats et les reventes, il y a largement de quoi faire ! On peut aussi bien rendre son arme empoisonnée, paralysante, brûlante, glaçante, voir toutes en même temps ! Pourvu que le porte-monnaie suive de telles ambitions. Oui, parce que le prix augmente en fonction du nombre d’améliorations déjà opérées. Idem pour les équipements, qui peuvent être boostés de manière à mieux résister au poison, à la paralysie etc. Sans oublier les artefacts, très utiles par exemple pour respirer sous l’eau ou courir très vite. Sans parler des petits bijoux trouvés ou achetés, et aux capacités diverses et variées. On pense à la bague aux 200 HP, à l’écharpe permettant de se régénérer en marchant, ou au gri-gri accélérant la remontée de l’SP contre des Skill finish. Les Skill, ces super combos à l’impact grisant et réalisables grâce à une énergie (SP) régulée dans une jauge qui se remplit par la puissance de vos frappes. Les différents personnages en apprennent en évoluant tout au long de l’aventure. Plutôt cool.
Il y a beaucoup de choses à dire sur ce titre, mais surtout à vivre. Un gameplay à toute épreuve, une aventure sans temps morts, des personnages attachants, et puis aussi tout ce qu’on a déjà dit. Est-il vraiment utile de préciser que Falcom signe là un grand RPG sur PS Vita ?

Test réalisé par Charlotte Baille.