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Xenoblade Chronicles

Xenoblade Chronicles

Nintendo envisage de reconquérir les gamers avec la Wii U. La réconciliation pourrait bien se faire plus tôt que prévu. L’éditeur japonais consent enfin à exporter Xenoblade Chronicles, l’un de ses RPG phares, en occident.
Il n’y avait rien d’autre que la mer et deux titans s’affrontant depuis une éternité, un duel mythique s’achevant dans une destruction mutuelle. Le temps et la vie ont repris leur droit, les monumentales carcasses abritant aujourd’hui de véritables nations mais pour combien de temps ? Les humains se font massacrer par les mystérieux Mékons et leur salut ne tient pour l’instant qu’à Monado, une étrange épée qu’un seul homme parvient à manier, au prix de sa propre santé.

Tout y est
S’il souscrit à nombre de poncifs narratifs, le scénario de Xenoblade Chronicles n’en demeure pas moins très prenant, réservant quelques moments mémorables, et ce n’est pas la moindre de ses qualités. Monolith Soft s’acharne à cocher un grand nombre des cases de la liste du J-RPG rêvé. On plonge ainsi dans un monde vaste, riche, relativement ouvert et particulièrement vivant. Dans la veine de Final Fantasy XII ou Infinite Undiscovery, les combats s’avèrent très dynamiques, tout en se montrant d’une rare profondeur. Certes, on ne contrôle qu’un seul personnage du trio généralement présent à l’écran, mais les possibilités tactiques sont nombreuses : type de dégâts, importance du placement lors de la frappe, synergie entre des attaques spéciales (déséquilibre puis chute par exemple), jauge permettant de lancer des combos, morale, entraide. Autant d’éléments qu’il importe de maîtriser car le mode bourrin montre vite ses limites. On trouve aussi une foultitude d’équipements à ramasser, des matières que l’on peut raffiner en gemmes conférant des bonus une fois enchâssées. Les personnages évoluent à un rythme régulier et l’on choisit les pouvoirs à renforcer ou partager pour créer une dynamique de groupe efficace.

Je vois, je vois…

Et Xenoblade ne se contente pas d’être efficace sur les aspects "classiques", il aligne aussi quelques idées originales, comme la dimension sociale. Chaque colonie visitée dispose d’un tissu relationnel que l’on découvre en parlant aux habitants et en réalisant des quêtes secondaires qui offrent de multiples récompenses. De même, les personnages, en remplissant certaines conditions, peuvent revivre des souvenirs renforçant leur relation et donc leur synergie en combat. Autre concept excellent : Monado. Le jeune Shulk qui hérite de l’épée lui découvre un pouvoir inédit : celui de la prémonition. Il a régulièrement des visions d’évènements tragiques et tente (sans toujours y parvenir) de les éviter mais il y a aussi un impact sur le gameplay. Un flash interrompt parfois le combat, montrant précisément l’attaque d’un ennemi sur un membre de l’équipe. La bataille reprend ensuite, ne laissant qu’une poignée de secondes pour réagir (tuer la créature, interrompre son coup, créer une diversion, avertir ou protéger la cible). C’est fort.

A la carte

Enfin, Monolith sait quand sacrifier le réalisme sur l’autel du plaisir, du fonctionnel. Inutile de retourner voir chaque personnage pour valider les centaines de quêtes annexes, la récompense tombe dès que l’on remplit l’objectif. Du moment que l’on a découvert un lieu, on peut s’y téléporter rapidement, depuis n’importe où, à n’importe quel moment. On peut avancer ou reculer l’heure dans le jeu sans aucune contrainte pour trouver un habitant ou une créature n’apparaissant qu’à certains moments. Un confort très appréciable dans une aventure de cette envergure. Forcément, tout n’est pas parfait dans le monde de Xenoblade. L’interface se montre vraiment très envahissante et la gestion de l’inventaire s’avère un peu fastidieuse. On regrette parfois de ne pas avoir un contrôle direct des alliés qui, ponctuellement, peinent sur un élément environnemental ou n’enchaînent pas les actions comme on le souhaiterait. Et puis il y a la réalisation. Pour de la Wii, le résultat s’avèrent plutôt convaincant malgré des animations assez sommaires, néanmoins, sur un écran HD, ça pique sévèrement la rétine. Dommage, mais il n’y a là rien qui puisse réellement détourner un amateur de J-RPG de ce petit bijou. A prendre, les yeux… fermés.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans.
- Aux fans de J-RPG.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Final Fantasy XII sur PS2, que Xenoblade surclasse sur bien des points.
- Infinite Undiscovery sur Xbox 360.