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X-Men Origins : Wolverine

X-Men Origins : Wolverine

"Ce jeu n’est pas une simple adaptation !" Raven clame haut et fort son innocence, rappelant que son bébé est en gestation depuis la sortie de Marvel Ultimate Alliance, antérieure à l’annonce du long métrage. Et c’est sans doute pour cela que ce Wolverine est une réussite.
Reprenant librement la trame du film éponyme, X-Men Origins : Wolverine se plonge donc dans le passé du plus charismatique des mutants. Qui est-il réellement ? Qu’a-t-il vécu ? Qu’elle est la marque de son antirides ? Pourquoi est-il si méchant ? Des questions qui trouveront presque toutes une réponse lors d’une aventure riche en voyages, en flash-back et en hémoglobine.

Griffes of War

Autant le dire tout de suite, le jeu est d’une brutalité sidérante, qui retranscrit sans concession les dégâts infligés par les griffes de notre héros. On démembre, décapite, éviscère, perfore, embroche, écrabouille et trucide à tout-va.Logan lui-même n’en sort pas indemne : ses tripes et son indestructible squelette sont souvent exposés avant que son facteur régénérant ne répare les dégâts avec un effet visuel particulièrement réussi, à l’image de l’impressionnante réalisation du jeu. S’il rivalise aisément avec Ryu Hayabusa question violence, c’est pourtant du coté de Kratos que Wolverine puise son inspiration (doux euphémisme). On se retrouve donc face à un beat’em all qui, sans être ultratechnique, possède un gameplay riche et surtout très spectaculaire.

Outre les combos basiques de coups forts et faibles, on peut attraper son adversaire pour lui infliger diverses punitions, l’envoyer dans les airs et l’y suivre pour quelques baffes supplémentaires, le projeter dans le vide ou contre des éléments du décor (ventilateur, pieux, générateurs électriques…), l’achever en martelant les bons boutons lors d’un Quick Time Event (QTE), placer des contres vicieux, renvoyer des projectiles, sortir des attaques spéciales dévastatrices grâce à la jauge de Rage, trucider net un ennemi que l’on surprend de dos et surtout, profiter des fentes. Une traduction maladroite d’un élément majeur du combat qui capture la "griffe" de Wolverine (désolé, c’était facile). Il s’agit tout simplement de viser un adversaire à distance et de lui bondir dessus toutes griffes sorties, qu’il soit derrière un rocher ou sur un bateau qui file.

L’art de la guerre

Le concept est aussi jouissif qu’esthétique (notamment lors que l’on intercepte un assaillant en plein saut). La fente devient rapidement une action majeure du jeu et l’on se prend à regretter que Raven n’ait pas offert plus de possibilités autour de cette mécanique, car elle devient répétitive. Il s’agit évidemment d’un travers inhérent au beat’em all, que l’on tolère ici d’autant mieux que les développeurs s’acharnent à apporter de la diversité. D’abord au niveau des combats, avec des vagues hétérogènes d’adversaires : spécialistes du corps à corps, tireurs qui restent à distance, unités capables de contrer votre fente, commandos invisibles, semi-boss énormes qui chargent, robots qui lâchent des salves de roquettes, mutants qui se téléportent… Il faut aborder les affrontements avec un minimum de tactique. Ensuite au niveau de l’aventure, avec quelques phases de plates-formes/puzzle (blocs à bouger, alimentation à transporter, pièges à éviter), certes simples grâce aux indications fournies par le sens animal, mais honnêtement réalisées et aptes à varier le rythme. Même constat pour certaines petites phases de jeu tel que la fuite en camion, la traque par des hélicos en pleine forêt, avant que l’on prenne sa revanche lors d’un délirant massacre aérien, le fait de se voir en train de combattre depuis la lunette d’un sniper qui ajuste son tir ou les duels féroces avec les boss (Sabertooth, Gambit, etc.).

Pas tout à fait le meilleur dans sa partie

Raven honore aussi ses traditions en introduisant un léger verni jeu de rôle. Logan gagne de l’expérience à répartir sur plusieurs compétences (griffes, régénération, sens animal…) et l’on peut sélectionner trois aptitudes parmi une dizaine (plus d’XP, gain de Rage, etc.) à collecter. Plutôt sympa. Ce qui l’est moins, c’est l’intégration générale à l’univers X-Men, avec beaucoup d’ennemis inventés et des semi-boss ultrarépétitifs. La narration laisse aussi à désirer avec des dialogues assez ridicules, des doublages français peu convaincants et une overdose de flashback qui brouille le semblant de scénario. Regrettable, mais pas rédhibitoire. Wolverine demeure un clone de God of War inspiré, viscéral, jouissif et spectaculaire, capable de plaire aux fans du mutant comme aux amateurs de beat’em all.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- aux joueurs de plus de 18 ans, vraiment.
- aux fans de Wolverine (des films comme des comics).
- aux amateurs de beat’em all saignant

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