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WRC

WRC

Après cinq longues années d’absence, la licence officielle WRC est de retour, qui plus est entre les mains expertes des talentueux italiens de Milestone. Le titre sera-t-il se montrer à la hauteur des attentes des fans de rallye ?
Il faut remonter à 2005 et à la dernière édition de WRC sur Playstation 2 pour retrouver la trace d’un titre officiel WRC. Cette fois, exit Sony et Evolution Studios, c’est Milestone, spécialiste des jeux de courses et géniteur des séries SBK et Superstars V8, qui a la lourde tâche de ramener la licence sur le devant de la scène du sport auto sur console. Une mission pas vraiment accomplie, car même si le jeu n’est pas dénué d’intérêt, WRC cumule beaucoup trop de défauts pour devenir indispensable à tout amateur de rallye qui se respecte.

Droite à fond sur sapin
Tout d’abord, qui dit licence officielle, dit présence de l’ensemble des pilotes et rallyes du championnat 2010. Loeb, Ogier, Sordo, Raïkkonen, Hirvonen, Latvala et consorts sont tous là pour en découdre sur les 13 manches proposées, dont le récent rallye d’Alsace qui a vu Sébastien Loeb décrocher un 7ème titre consécutif de champion du monde. Au moment de se lancer dans sa première spéciale (le jeu en compte 78, dont 6 par pays), ce qui saute aux yeux, ce sont les graphismes d’un autre âge. Les voitures sont modélisées de façon assez sommaire (surtout par rapport à la concurrence), les décors sont vides et les textures souvent floues et tristes. Et ce, quel que soit le rallye choisi. Heureusement, le pilotage relève un peu le niveau. Conduire sur terre est plutôt plaisant, votre principale préoccupation étant de gérer tout en douceur la glissade de votre caisse, afin de ne pas partir en tête-à-queue. Sans tomber dans la simulation, WRC demande un certain doigté qui ne s’obtiendra qu’au fur et à mesure des courses. Les bolides ont tout de même un peu trop tendance à déraper, un peu plus de progressivité aurait été bienvenu. Là où le bât blesse par contre, c’est que les voitures se pilotent de la même façon sur terre, que sur neige ou sur asphalte ! Quand vous passez en pleine spéciale du gravier au bitume, la voiture ne raccroche pas à la route, et continue à glisser façon savonnette comme si vous rouliez toujours sur du gravier. Du coup, le gameplay est le même quelle que soit la surface, et c’est dommageable aussi bien pour le réalisme que pour la diversité des sensations proposées.

A vous de battre Loeb

En fait, le principal atout de WRC, c’est son contenu. Outre le fait de pouvoir faire ses armes via une académie de rallye ou de se confronter à 15 autres pilotes en ligne, le titre propose un mode carrière complet et très long. Vous démarrez avec une petite C2 ou une Fiesta et vous devez remplir des challenges précis pour amasser argent, réputation, sponsors et débloquer le niveau suivant (il y en a 10 en tout). Atteindre le WRC pour affronter les vrais champions demande du temps, du talent (car les dommages peuvent ruiner votre course assez vite) et de la persévérance. Milestone a même intégré un côté "tuning" au mode carrière avec au fur et à mesure de votre progression, des nouvelles couleurs et décorations pour votre caisse. Sans tomber dans l’esprit Fast & Furious, ça reste appréciable. Il serait facile de jeter WRC aux orties en se disant que c’est un jeu moche et loin d’être parfait au niveau du pilotage. Malgré tous ses défauts, le jeu est loin d’être mauvais, plutôt intéressant lors des spéciales sur terre. Et son contenu assez costaud peut tout à fait séduire les fans de rallye qui l’attendaient comme le messie. Ces derniers peuvent donc éventuellement se laisser tenter, on conseillera par contre aux autres de se tourner plutôt vers un DiRT 2 plus impressionnant techniquement, ou d’attendre DiRT 3.

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux pilotes de 5 ans et plus
- A ceux qui veulent prouver que Sébastien Loeb est un escargot de la route
- Aux acharnés du rallye qui n’ont pas trouvé leur bonheur avec un DiRT 2 trop "américanisé"

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Superstars V8 Next Challenge, des mêmes développeurs.
- Colin Mcrae DiRT 2
- WRC 2005 avec Sébastien Loeb, sur PS2.