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WRC 3

WRC 3

Sébastien Loeb passe à temps partiel juste après avoir conquis son neuvième titre de champion du monde des rallyes. Le poste de roi du WRC est à pourvoir. Vous êtes intéressés ?
On ne peut pas dire que les deux premiers WRC aient marqué les esprits des amoureux de rallye. Frappés de la malédiction des jeux auxquels il manque un temps certain de développement, ils proposaient une expérience tout juste correcte, qui restait affublée de tares difficilement acceptables sur cette génération de consoles. Pour cette troisième tentative, les développeurs de Milestone ont décidé de repartir de zéro, ou presque avec un titre qui n’a plus grand-chose à voir avec ses prédécesseurs, et le résultat est étonnamment satisfaisant. Et puis, une simulation de rallye avec le Monte-Carlo, ça a forcément plus de classe…

WRC, des sensations pures
Première chose qui frappe quand on prend WRC 3 en main : le gameplay. Si la sensation de tourner autour d’un axe se fait encore sentir en vue externe, le titre propose une expérience bien plus satisfaisante que par le passé. WRC 3 ne fait pas dans la simulation intransigeante façon Richard Burns Rally (ndr : cruelle leçon d’humilité), mais propose des voitures au comportement plus crédible, avec des transferts de masse bien mieux rendus. Même si elles restent légères, on ressent enfin une différence entre le pilotage incisif sur asphalte, avec les gommes scotchées au bitume, et celui sur terre ou neige, qui se rapproche d’un ballet d’opéra parfaitement maîtrisé, à l’exception de vos rencontres occasionnelles avec un sapin ou un fossé. En vue capot, les sensations sont même d’un excellent niveau grâce à une vitesse d’animation largement revue à la hausse et à des routes beaucoup plus étroites que par le passé, comme on peut en trouver régulièrement en WRC. On apprécie également d’avoir des spéciales plus variées que dans les épisodes précédents, avec des profils plus techniques et des variations plus fréquentes entre sections rapides et enchaînements de virages serrés. En bref, ça ressemble beaucoup plus à du rallye, du vrai !

Monte-Carlo, l’incontournable

Si graphiquement le titre ne fait pas d’ombre aux ténors de la simulation automobile, on remarque que les développeurs ont tout de même revu à la hausse la finesse de la modélisation des véhicules, quel que soit leur classe et les décors font moins "cheap". Mention spéciale au rallye de Monte-Carlo, réintégré au calendrier WRC cette année et qui fait une entrée remarquée, avec notamment le passage légendaire du Col du Turini. En termes de contenu, WRC 3 propose un mode carrière ("Road to Glory") étonnamment moins riche que par le passé, où votre objectif est de réaliser des perfs en catégorie junior puis Super 2000 avant d’espérer aller chatouiller Loeb, Hirvonen, Latvala et consorts en WRC. On retrouve une partie customisation de véhicules comme l’an dernier, mais celle-ci est moins poussée cette année. A chaque grande étape de votre parcours, vous allez devoir vaincre un autre pilote prometteur pour progresser. Rien de très original mais le mode remplit son office, avant que vous alliez taquiner du chrono jusqu’à 16 joueurs en ligne, ou à 4 en local grâce à un mode "hot seat" accessible en un simple mouvement de gâchette. WRC 3 est finalement une bonne surprise. Pas vraiment attendu, le titre de Milestone met définitivement la série sur la bonne voie, malgré des progrès techniques et des affinements de gameplay encore nécessaires pour contenter tous les déçus du départ en semi-retraite de Sébastien Loeb.

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux Sebastien Loeb de 7 ans et plus.
- A ceux qui cherchent un jeu de rallye qui tient la route sur cette génération de consoles, parce que mine de rien, ça ne court pas les rues.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- WRC 2, meme si le gameplay a beaucoup évolué cette année.
- DiRT 3