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Worms 4 : Mayhem

Worms 4 : Mayhem

Vous reprendrez bien un ver ? Worms 4 : Mayhem signe le retour des lombrics crétins et mégalos. Avec un gameplay relooké et la promesse de retrouver le fun des Worms en 2D qui a fait leur gloire. Promesse tenue ?
Il n’y a pas à dire, la franchise Worms ne s’est jamais vraiment remise du passage à la 3D. Worms 3D tout d’abord, bien qu’amusant, avait perdu un peu de charme en passant. Worms Forts avait alors tenté de tirer son épingle du jeu… en vain. Quid de ce quatrième épisode ? Tuons d’entrée le suspens : le fun est bien de retour, mais il reste de gros défauts bien rageants.

Plus classique, plus ludique

Les développeurs ont bien perçu la frustration des joueurs dans les opus 3D : armes imprécises, sauts approximatifs, perception de la situation bancale. Bref, on se prenait un peu la tête. L’armement a donc été revu et s’avère plus simple d’emploi. Notamment grâce à une influence du vent réajustée. Les contrôles des vers se révèlent également plus précis, notamment lors des sauts. Ils subissent moins de dégâts lors des chutes et peuvent donc sauter de plus haut. Si un radar vous indique bien les positions amies, ennemies et autres objectifs, sa sursaturation bordélique le rendra vite peu intéressant.
Mais une chose est sûre : la caméra est plus aisée à diriger, permettant une meilleure vision de la situation. Enfin, quand celle-ci ne décide pas d’en faire qu’à sa tête puisqu’elle devient incontrôlable près des murs, révélant dans la foulée de vilains bugs graphiques. Beurk ! Ca énerve…
Armes à pleurer de rire

Les grands classiques tels la Sainte Grenade ou le Super Mouton répondent toujours présents. Les adorateurs de l’Ane de ciment découvriront avec joie une arme largement aussi débile : le Lancer de gros. Enfin, le grappin possèdera également l’intéressante possibilité de se fixer aux mines pour les tirer vers un ennemi. Côté nouveautés, le terrain regorgera parfois de téléporteurs ou d’usines à mines disséminant leurs cadeaux au pifomètre.

Des décors plus poussés

Les combats se dérouleront dans des décors variés, allant du Moyen Age au Far West en passant par les Mille et Une Nuits. Le générateur de terrain produit des zones parfaitement crédibles, par exemple pas de château aux murs postés n’importe comment. Par contre, tout n’est pas destructible…
Hélas il arrive de tomber sur des noyaux durs. Le sol se creuse bien, mais point de manière spectaculaire. Idem pour les bâtiments qui perdent des morceaux mais sans les gros trous délirants de la grande époque 2D. Certaines armes très puissantes auront cependant plus d’effets destructeurs.
A jouer entre amis

Si une campagne solo propose quelques missions sympathiques à travers les époques, force est de constater que ce n’est toujours pas le point fort de Worms. L’éclate totale, ce sera en multijoueur (chez soi ou en ligne). Combats opposant les joueurs dans des tours, défense d’une statue, conquête de terrain, destruction pure et simple, etc. constitueront autant d’aventures déjantées. Allez savoir pourquoi, certains modes refusent de placer des équipes IA, les rendant injouables seul. Un fun certes retrouvé à plusieurs mais terni par une caméra capricieuse et un solo parfois trop plat. Et ce d’autant que l’IA brillera tantôt par sa bêtise crasse (allez, on se jette encore une grenade à la figure ?), tantôt par sa capacité extra-terrestre et énervante à vous plomber depuis l’autre bout de la carte.

Test réalisé par Arnaud Papeguay

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux fans de Worms
- Aux joueurs qui ont des amis, des frères, des sœurs, des cousins, bref des tas de gens sous la main
- Aux adorateurs de l’humour absurde


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