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Unreal Tournament III

Unreal Tournament III

Après nous avoir conquis sur PC, UT3 débarque sur console, et une fois n’est pas coutume, la PS3 passe en premier. La machine est réputée difficile à programmer, mais Epic ne semble pas être au courant…
Pour son quatrième opus (si, si, le nom est fourbe), UT demeure fidèle à son concept d’origine : se fritter violemment on-line. Mais comme pour toute suite, la question qui vient immédiatement à l’esprit (surtout si vous aimez les carottes), c’est : Quoi de neuf docteur ?

A moi les bots !

La première nouveauté, inscrite au dos de la boite, tient à la présence d’un mode Solo, mais Epic s’avère plutôt nul en déguisement : si l’on retire les brèves cinématiques, le… scénario (je m’excuse par avance auprès des vrais scénarios que je connais) et la possibilité de choisir des cartes altérant les conditions d’une mission (avoir du renfort par exemple), on identifie facilement un long tutorial. M’enfin, on ne va pas se plaindre de ce petit effort, qui offre d’ailleurs l’opportunité d’un mode coopératif, car l’essence de la série reste le multijoueur.

Les tentacules, ça accule

De ce point de vue, cet opus accueille une nouvelle faction qui, contrairement aux reptiles Krall ou aux drones Liandri, n’est pas purement cosmétique.
Les sombres Necris s’accompagnent d’une flopée de véhicules : Darkwalker, Fury, Nemesis, Nightshade, Scavanger… Non seulement leur design, très organique, est une réussite, mais ils bénéficient de caractéristiques originales : invisibilité, mine, tentacules permettant d’escalader les obstacles…
Face à cette nouvelle menace, la gamme des véhicules humains s’étoffe de façon intéressante. L’Hoverboard est un équipement de série qui permet à tous les joueurs de se déplacer rapidement sur les immenses cartes (y compris en trimballant un drapeau ou une orbe – voir plus bas), et même de se faire tracter par d’autres engins. En contrepartie, le moindre impact entraîne une chute et la perte de l’objet tenu. On trouve aussi des véhicules capables de se déployer, comme le SPMA. Une fois installé, cette unité d’artillerie éjecte un mini satellite, depuis lequel on peut désigner les cibles à pilonner.

God Like ?

Ces petites subtilités témoignent de la relative versatilité d’UT3. En mode Duel et Deathmatch, on bourrine sévère. L’habileté de chaque joueur fait toute la différence. Bien que la vitesse ait été réduite pour s’adapter (parfaitement) au pad, réflexes et précisions demeurent des qualités essentielle. La Capture de drapeau et surtout la Guerre, qui consiste à conquérir un réseau de Nodes (par la force ou à l’aide d’orbes) pour pouvoir détruire la base adverse, nécessitent quant à elles un peu plus de subtilité. Aux capacités des véhicules s’ajoutent des équipements inédits comme la mine EMP (désactivant les engins), le générateur de bouclier ou le champ de stase (ralentissant TOUT ce qui le traverse), dont l’emploi peut être tactique.
Bref, ce n’est pas sur le contenu (une quarantaine de cartes), le gameplay ou la richesse que l’on attaquera le jeu, mais sur sa timidité. Les modes de jeux s’avèrent vraiment communs, Guerre n’étant qu’une repompe du Attaque de UT 2004 et l’excellentissime Assaut ayant encore disparu.
De même, après Call of Duty 4, l’absence d’évolution de son avatar aux grés de ses performances manque un peu. Cela n’empêche pas UT3 d’être un concentré d’adrénaline incroyablement jouissif et défoulant. La réalisation somptueuse clouera le bec des détracteurs de la PS3 et pour la première fois, les "consoleux" bénéficieront des cartes conçues par les joueurs PC. Le bonheur.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans (c’est vulgaire)
- Aux fans d’UT et même du vieillissant Quake
- A ceux qui aiment se massacrer en ligne.


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- Unreal Tournament 2004
- Halo 3