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Tom Clancy’s Splinter Cell Conviction

Tom Clancy’s Splinter Cell Conviction

Après quatre épisodes explorant à fond les mécaniques de l’infiltration pure et dure, il devenait vital pour Splinter Cell de se réinventer. Un choix courageux de la part d’Ubisoft et effrayant pour bien des fans.
Sur la corde raide depuis la mort de sa fille, Sam Fisher perdait dans Double Agent ses dernières illusions, trahi par ceux qu’il avait toujours fidèlement servi. Et lorsque votre plus redoutable agent décide de se rebeller, vous avez un sérieux problème, Third Echelon va en faire la douloureuse expérience.

Il revient et il n’est pas content

Après plus de trois ans d’attente et de multiples reports, la reprise de contact avec Splinter Cell s’avère… rugueuse. Entre le rendu visuel assez quelconque (vive l’aliasing) et le visage plutôt moche de Sam, il y a de quoi être refroidi. Puis l’ambiance reprend le dessus, servie par une mise en scène inventive.Sur les murs sont projetés des instructions, des conseils, des souvenirs et les émotions parfois conflictuelles qui habitent notre héros. Paranoïaque et passablement énervé, Sam ne joue plus selon les "règles". Il tue ceux qui se dressent sur son chemin et lorsqu’il doit obtenir une information, les séances d’interrogatoires jouables prennent la forme d’un inventaire approfondi du mobilier environnant. Ubisoft Montréal s’amuse aussi efficacement avec la caméra durant les cinématiques et très audacieusement avec les teintes (passages en noir et blanc lorsque Sam se fond dans l’obscurité). Un changement de forme qui s’accompagne comme promis d’un changement de fond.

Le grand écart

Autant rassurer les fans de la série : à l’exception de niveaux spécifiques et originaux que je vous laisse le plaisir de découvrir, Conviction peut s’aborder comme n’importe quel épisode antérieur. Il est toujours possible de profiter des talents d’acrobate de Sam pour contourner et surprendre ses proies depuis diverses positions et postures, il est toujours possible de tirer sur les ampoules pour se fondre dans l’obscurité et l’arsenal s’enrichit rapidement de gadgets familiers (EMP, sticky cam, mines ou encore une version améliorée des lunettes de vision nocturne). Certes, on ne peut plus porter les corps mais il reste possible, lorsque l’on attaque un adversaire, de l’utiliser comme bouclier humain et de l’amener dans un recoin sombre avant de s’en débarrasser. Ce qui change, c’est que le jeu s’accommode parfaitement, au niveau de difficulté normal, d’une approche plus musclée à base de grenades, Desert Eagle, fusil à pompe ou autres armes bruyantes, avec des déplacements plus rapides d’une couverture à l’autre et l’apparition d’une image rémanente désignant l’endroit où vos ennemis vous ont perdu de vue (trompez-les pour mieux les piéger).

Tout le monde dort

A la croisée des chemins, on trouve la grosse nouveauté du jeu : le Mark & Execute. Il permet de désigner plusieurs cibles (repérées directement ou via une caméra) que Sam exécute rapidement d’une simple pression sur la touche Y. Jouissif et létal, ce système s’accompagne cependant d’une condition (éliminer un adversaire à main nue pour charger la jauge) et d’un revers, puisqu’à en abuser, on perd l’expérience conférée par toute une série de défis (exécutions, discrétions, etc.) qui permet d’améliorer l’arsenal. Toujours est-il que la mécanique s’avère excellente, à la fois efficace pour les "cow-boy" et tactique pour les "ninjas". Fort de ces bases, Conviction propose une aventure sombre et intense. Les niveaux regorgent de chemins alternatifs, de faux plafond, de gardes aux comportements globalement convaincants, de systèmes de surveillance et de petites idées amusantes… Pourtant, il manque la diversité et le grandiose des missions de Double Agent. Le jeu ne revendique ses 5 étoiles que grâce à la présence d’une campagne coopérative à deux. Entièrement originale et servant de prologue aux aventures de Sam, elle offre vraiment de grands moments. Outre le plaisir simple de coordonner ses actions, on peut soigner son équipier, partager les Mark & Execute, tenter un sauvetage in extremis lorsque l’autre se fait prendre en otage ou l’escorter pendant qu’il traîne un témoin. Cela compense partiellement la perte du multijoueur. Toujours est-il que c’est avec un plaisir intense que l’on replonge dans l’univers unique de Splinter Cell.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux fans de Splinter Cell
- A ceux qui trouvaient Splinter Cell trop exigeant, avant.

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