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The Last Remnant

The Last Remnant

Premier jeu de rôle interne de Square Enix sur console actuelle, licence inédite, lancement mondial simultané : The Last Remnant devrait être sous les feux de la rampe mais demeure étrangement discret…
Ce qui pourrait être une source d’inquiétude reflète en réalité une situation atypique. The Last Remnant, malgré son statut de grosse production, se pose comme un titre marginal qui tente d’unifier deux courants du jeu de rôle japonais : le classique et le tactique. Plus facile à dire qu’à faire.

Le nouveau monde

Artefacts aux formes, tailles et pouvoirs variés, les Rémanences constituent une source de puissance ancestrale sur laquelle repose l’univers du jeu. Ces objets suscitent évidemment la convoitise et il en résulte de constantes escarmouches.
Rush, et sa sœur Irina kidnappée, se retrouvent au cœur d’une lutte de pouvoirs. D’où viennent les Rémanences ? Quelles sont les motivations des protagonistes de ce conflit ? Que veulent-ils à Irina ?
Malgré des héros au charisme inégal, The Last Remnant possède un univers accrocheur et une intrigue suffisamment intéressante pour être motivante. L’aventure suit une structure classique : on arpente les rues de villes (organisées en quartiers) pour discuter avec différentes personnes et faire un peu de shopping, puis on s’embarque sur les routes pour rejoindre la cité suivante ou arpenter un donjon. Un peu comme dans Blue Dragon, les monstres apparaissent à l’écran et il est possible d’activer une sphère d’agression pour en attirer plusieurs dans un combat.

Ma petite armée à moi

C’est une fois sur le champ de bataille que TLR dévoile sa différence. Ici, on ne dirige pas 3 ou 4 personnages, mais plusieurs Unions composées au maximum de 5 unités, qui partagent leurs points de vie et d’action. Vous composez donc des équipes avec au minimum un héros et quelques soldats. Il existe différents types de formation conférant des bonus spécifiques, ainsi que des classes variées (guerrier, chaman, moine, etc.). Vous ne donnez aucun ordre direct mais des directives générales à chaque Union (attaque physique, ou magique, ou soin, etc.), ainsi qu’une cible. Cet élément peut faire une grosse différence car les déplacements donnent lieu à des interceptions, que l’on peut réaliser des attaques de flancs et qu’il est pénalisant de rompre un engagement. Histoire de ne pas vous laisser inactif pendant que les combattants s’écharpent, Square ajoute des QTE analogues à Lost Odyssey.
En cas de coup critique, vous devez appuyer sur le bon bouton au bon moment pour accroître les dégâts et offrir une ouverture aux autres membres du groupe.
Entre deux chaises

Globalement, la recette prend plutôt bien. On prend plaisir à visiter le monde, il y a énormément de matériaux à collecter pour améliorer son équipement et de quêtes annexes. La gestion des nombreuses unités demeure aisée grâce à diverses automatisations (évolution, amélioration de l’équipement via une ponction du butin). Les affrontements sont très dynamiques et d’une ampleur grisante. Néanmoins, être tributaire d’une liste d’ordres contextuels frustre un peu et surtout, la moindre altercation prend du temps (vive les chargements !). Du coup, l’aventure progresse un peu au ralenti par rapport aux RPG classiques, et le système de combat, malgré son originalité, demeure moins profond que bien des RPG tactiques. The Last Remnant reste une expérience agréable que l’on apprécie en ces temps de disette.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.


REMARQUE : Version testée en anglais sous-titré français.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans.
- Aux amateur de RPG à la japonaise.


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Final Fantasy XII sur PS2 et tous les RPG japonais récents offrant un brin d’exploration.
- Fire Emblem sur Wii et tous les T-RPG dans lesquels on gère de nombreux soldats.