Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

The Darkness

The Darkness

Il faut quelques exceptions pour entretenir une bonne règle, et Starbreeze se charge une fois encore de faire mentir l’adage, trop souvent exact, selon lequel les adaptations de films ou de BD donnent de mauvais jeux.
Après l’excellent FPS Chroniques de Riddick, le studio suédois s’attaque à The Darkness, l’un des fers de lance de la "maison" Image (Spawn, Wildcats, Witchblade, Savage Dragon…). Le comics narre les aventures de Jackie Estacado, un jeune mafioso new-yorkais qui hérite le jour de ses 21 ans du Darkness, un entité ancestrale au pouvoir redoutable. Un univers éloigné de celui de Riddick mais les développeurs ont pu adapter sans problème leur recette initiale, avec plus ou moins de succès…

Ville fantôme

De leur précédent titre, les p’tits gars de Starbreeze reprennent cette structure atypique alternant les phases d’action et de balade. Vous allez ainsi découvrir différents quartiers (Chinatown, Lowert East Side, cimetière, bain, port, etc.) reliés par deux stations de métro. Ces zones de transit offrent l’occasion de croiser divers personnages qui vous permettront de progresser dans l’aventure principale, ou vous confieront des quêtes annexes. Le concept s’avère toujours aussi sympa, conférant une petite sensation de liberté agréable, mais la sauce prend malheureusement moins bien que dans Riddick. D’une part parce qu’une prison intergalactique et New-York différent grandement : on s’attend légitimement à des quartiers peuplés, vivants, or on découvre des rues quasiment vides, mortes. Autant dire que l’immersion en prend un méchant coup. D’autre part car malgré une réalisation de qualité, les zones traversées manquent d’identités.
On a l’impression que tout se ressemble (de nuit forcément…), et les multiples allers-retours n’arrangent rien. Seules quelques incursions dans une dimension infernale sur fond de première guerre mondiale brisent agréablement cette monotonie.
Noir c’est noir

Bref, s’il n’était qu’un clone de Riddick, The Darkness lasserait sans doute, mais la richesse du comics change la donne. L’intrigue reprenant les premiers numéros de la série se montre particulièrement prenante. Trahi par son oncle, le Don local, Jackie va tenter de se venger en frappant son business et en ralliant à sa cause les "vieux" mafiosi, le tout en apprenant à maîtriser le Darkness. Et c’est justement cet aspect qui transcende les phases d’actions. De base, elles s’avèrent déjà solides avec des armes puissantes (doubles flingues, fusil à pompe, Uzis, fusil d’assauts), la possibilité de réaliser des exécutions au corps à corps et des adversaires dangereux. Mais en créant des zones d’obscurité (en tirant sur les lampes), vous pourrez accéder à divers pouvoirs : un bouclier de régénération, des minions aux capacités variés qui vous aideront à faire le ménage, un tentacule que vous pouvez diriger (rampant sur les sols et les murs comme la main de Stubbs le zombie) pour tuer silencieusement vos ennemis, un autre servant à soulever des objets lourds, des armes magiques ou encore un mini trou noir.
Ponctuellement, ces éléments serviront même à résoudre des puzzles et franchir des obstacles. Une originalité appréciable.
Fidèle au comics, y compris dans sa violence ou son humour noir, The Darkness offre une aventure courte, un peu répétitive, mais extrêmement intense et atypique qui impose le respect.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans (car c’est vraiment violent)
- Aux fans du comics bien sur, mais pas seulement
- A ceux qui avaient aimé Riddick


Vous aimerez si vous avez aimé :
- F.E.A.R.
- Chronicles of Riddick sur Xbox