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Starsky & Hutch

Starsky & Hutch

Comme Hulk et Shérif fait moi peur, Starsky et Hutch participe du revival des années soixante-dix. Après quelques heures carré derrière le volant de l'inénarrable Zébra 3, inspecteur au rapport dans le bureau du capitaine Dobey.
Vous avez la nostalgie de l'époque des pantalons pattes d'eph, des cols pelles à tarte, des papiers peints fleuris, des poufs oranges, des dimanches après-midi à se légumer devant des épisodes de l'incroyable Hulk, Shérif fait moi peur, Serpico, Colombo, j'en passe et des meilleurs ? Alors vous faites partie de ceux qui pourraient rapidement s'emballer à l'idée de voir une série telle que Starsky et Hutch adaptée sur console de salon. Et c'est vrai qu'à peine avoir entendu le générique au menu de l'interface, tout nous revient en mémoire, la Ford Torino, Huggy les bons tuyaux, etc. Jusque là, aucune fausse note.

Ne zappez pas

A bord de la Zébra 3 (avec Starsky au volant et Hutch au flingue), le soft propose de sillonner les rues encombrées de Bay City pour faire reculer la criminalité. Le mode scénario comprend 18 missions réparties sur 3 saisons, et sensées s'inspirer de la série culte (mouaih, disons que j'ai du louper les épisodes en question). Au programme : arrestations, escortes de véhicules, courses à check points... Rien de plus. On aurait aimé voir un peu plus de diversité.
Parallèlement à la lutte contre le crime, il faut réussir à faire grimper l'audimat en conduisant comme un fou furieux (cascades, dérapages contrôlés, etc.) tout en évitant les balles perdues et les carambolages avec d'autres bagnoles. La démarche se complique arrivé au tiers du jeu, d'autant qu'à l'image de la fidélité du public, notre zèle est, lui aussi, en chute libre.
Un tracteur maquillé en Zébra 3

Le soft arbore un gameplay plutôt simpliste. Un enfant de 7 ans peut sans problème passer son permis. Vroum, vroum, on roule sur divers items afin de récupérer des armes, de débloquer des bonus comme une vingtaine de nouveaux véhicules. Bang, bang, on mitraille à tout va (la visée automatique aidant) gangsters et options permettant d'améliorer la tenue de route de la caisse : turbo, adhérence, gyrophares, etc. L'action est répétitive, la conduite affreusement poussive, et pire encore les virées s'accompagnent d'une foule de ralentissements. Outre le scénario principal (également accessible à 2 en coopération), le soft propose un mode Balade et 3 épisodes inédits chacun dédié à un domaine particulier : course, tir, cascade. En bref, rien de bien folichon, d'autant qu'au-delà des problèmes d'animation et d'un intérêt de jeu limité, les développeurs ont aussi échoué à recréer l'ambiance de la série.

Que reste-t-il de la série ?

Pourtant on aurait été jusqu'à excuser les nombreux bugs en échange d'une réalisation fidèle à la série culte. Hélas, passé le générique d'intro, l'ambiance tombe aussitôt à plat. Primo car l'utilisation du Cel-Shading confère au jeu un style cartoon en complet désaccord avec la série TV. Résultat, l'architecture de Bay City tient plus d'un Crazy Taxi que d'un épisode de la série et
les persos sont essentiellement reconnaissables par des traits excessivement grossis (tignasse proéminente et gilet style serpillière pour Starsky par exemple). Secundo parce que des bruitages et des musiques collant pas mal à l'action sont gâchés par un doublage des voix en français d'une rare médiocrité.
Même si les fans de la série pourront toujours se rabattre sur quelques bonus relativement sympas (photos, biographie et interview d'Antonio Fargas alias Huggy), dans l'ensemble c'est tout de même cher payé la séquence nostalgie.

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux nostalgiques de la série télé de nature indulgente
- A ceux pour qui le générique suffit à se replonger dans les 70's
- Aux collectionneurs de la série


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