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Spore

Spore

Will Wright, le père de SimCity et des Sims, met au monde son nouveau bébé. Appelé Spore, ce petit dernier avait tous les traits d’un projet ambitieux. Comme tout soft que l’on attend en comptant les jours, il peut susciter admiration ou dépit. Dans quelle catégorie Spore va-t-il se placer ? Après de longues heures passées à revivre le miracle de l’évolution à la sauce Will Wright, voici le verdict. Roulements de tambours…
La magie de l’évolution. Celle qui a conduit la vie des premiers êtres unicellulaires au génie d’un Albert Einstein. Voici le thème central de Spore. Mais attention, si le soft s’appuie sur quelques faits scientifiques, il offre avant tout un jeu accessible, coloré. Un monde cartoon où vous pouvez laisser libre cours à vos délires les plus fous. Et puis, qui sait à quoi peut ressembler la vie ailleurs, après tout ?

De l’eau à la terre

Spore permet de débuter votre aventure depuis les premiers balbutiements de la vie, en tant que créature unicellulaire. Choisissez un régime alimentaire (herbivore ou carnivore), et commencez à vous nourrir pour gagner des points d’ADN. Vous grossissez, rencontrez des prédateurs, grossissez encore. 20 à 30 minutes de ce minijeu vous feront assez évoluer pour passer à la terre ferme. Votre bestiole explore son nouveau monde, tisse des contacts avec les autres races, ou les attaque. Toute une série d’attitudes sont apprises au fur et à mesure de votre évolution pour tenter de sociabiliser. Et c’est par vos actions que les attributs de votre race se voient fixés.
Petit à petit, d’autres animaux pourront suivre votre avatar afin de se déplacer en clan. Une fois assez de points d’ADN gagnés, c’est la découverte du feu… et le passage à la phase tribale.
Le règne du feu

Maintenant, votre race sait communiquer verbalement. Elle a un chef et se sédentarise, son physique n’évoluera plus. Le jeu passe à un mode plus proche du RTS. Vous allez chercher le contrôle du continent entier soit en bataillant, soit en tissant des alliances avec les autres clans. Encore une fois, tout cela fixe les traits de votre race. Le continent soumis à votre règne, nouvelle évolution ! Bienvenue la phase civilisation. Votre village devient ville et la technologie permet de visiter toute la planète. Une planète à conquérir. Mais cette fois, vos seuls ennemis, ce sont les représentants de votre race. Seule espèce intelligente à se partager le monde entre différentes nations. En fonction du tempérament de votre espèce, négociations, conversion religieuse, guerre économique ou diplomatie constituent autant de possibilités pour dominer.

Le cœur du jeu : l’espace !

Le monde entre vos mains, le ciel est votre seule limite. La colonisation spatiale commence et constitue la partie ouverte du jeu, mais aussi tout son intérêt. Car il faut être honnête, les phases précédentes tiennent plus du minijeu. Les interactions et possibilités d’action demeurant limitées. Le vide spatial offrira lui les plus rudes défis. Maintenant, les traits de votre espèce sont complets, et déterminent aussi un certain nombre de capacités spéciales disponibles. Mais votre orientation peut être modifiée au fil de votre exploration spatiale. Fait particulier, pour progresser vous devez gérer votre budget d’exploration. Vous n’avez en poche que l’argent de votre labeur ou de dons, et non ce que gagne votre civilisation. Oui, c’est comme ça. On paie pour construire des bâtiments, mais derrière pas de remerciements (c’est trop cruel). Contacts avec les races extra-terrestres, terraformation, commerce, guerre, recherche d’artefacts : l’espace offre bien des possibilités.
D’autant plus que la galaxie est immense, comptant des millions de planètes exploitables. Pour séduire des races découvertes, vous pouvez accomplir des missions pour elles. Avec peut-être une alliance à la clé.
Un éditeur remarquable

Le point fort du jeu est son éditeur de créature. Facile à utiliser, il permet de concevoir ce que vous voulez. Avec pour seules limites votre imagination et les parties de corps découvertes au fil de votre aventure. Il définit les animations de votre bestiole et y applique les textures voulues. Saisissant ! Il permet avec la même facilité de concevoir les véhicules. Ensuite tout est échangé en ligne et le jeu pioche parmi les créations pour peupler votre univers. Spore sera pour certains une succession de phases de jeu trop limitées. Et pour d’autres, dont je fais partie, un véritable vent de fraîcheur, un coup qu’il fallait oser. Bourré de charme, hypnotisant, le plaisir de jouer à Spore réside plus dans la création narcissique de son propre monde que dans des limites bien réelles… mais dont, au final, on se soucie guère.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 12 ans
- Aux mégalos qui se prennent pour des dieux
- A ceux que le miracle de la vie fascine
- A tous ceux qui ont une statue de Will Wright dans leur salon
- Aux joueurs qui aiment les jeux prenant des risques


Vous aimerez si vous avez aimé :
- La série SimCity (avec ou sans Maxis aux commandes)
- Civilization IV