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Soulcalibur IV

Soulcalibur IV

L’insupportable chaleur de l’été (entre deux orages) a toujours un effet catastrophique sur les récoltes de jeux vidéo. Calendriers sinistrés, sorties asséchées… Heureusement, Namco pense aux pauvres joueurs affamés.
Dans le petit monde de la baston tridimensionnelle, on assiste régulièrement à de violents pugilats entre les fans de Virtua Fighter, Tekken et Dead or Alive. Seul SoulCalibur parvient à faire l’unanimité et ce quatrième opus nous rappelle pourquoi.
Le dico des superlatifs

Namco ouvre les hostilités par une grosse claque visuelle. Des personnages magnifiquement modélisés, des arènes certes épurées, mais aux ambiances variées et raffinées, d’impressionnants jeux de lumières, de superbes animations à la fluidité irréprochable, le tout parachevé par un environnement sonore grandiose. Même l’habillage des menus fait dans le classieux !
Le studio enchaîne avec série de crochets du contenu, francs et massifs. SC aligne plus d’une trentaine de personnages et il y en a pour tous les goûts. On retrouve les fidèles (Kilik, Siegfried, Mitsurugi, Taki, Ivy…), les anciens nouveaux (Raphaël, Zasalamel, Talim, Tira…) et les challengers de cet épisode (Algol, Hilde). Comme souvent, la série accueille des Guest Star, en l’occurence Maitre Yoda et l’Apprenti (héro du futur Star Wars Le Pouvoir de la Force). A cela s’ajoute 5 héroïnes qui reprennent les coups de personnages classiques mais bénéficient du design de mangaka connus.
Sur mesure

Et comme si cela ne suffisait pas, l’éditeur de personnages nous revient en très grande forme. Partant d’un des styles de combat existants, on peut définir son physique (dans certaines limites) et surtout son accoutrement, sachant que chacun des centaines d’items disponibles influence vos performances, tant au niveau des statistiques que des compétences (nous y reviendrons).
Mais pour accéder à ces équipements, il faut parcourir le jeu à fond. Outre le mode Arcade classique, on trouve le mode Histoire, scénarisé, et surtout la Tour des âmes perdues. Vous pouvez en arpenter les étages inférieurs dans le cadre d’un mode Survie, ou tenter d’atteindre le sommet. Il y a 60 niveaux avec, quasiment à chaque fois, un objet à débloquer si l’on remplit une condition particulière. Ajoutez le Versus Offline et, grande nouveauté, Online, vous aurez une idée de la richesse du jeu.
Quelques grammes de RPG…

Cependant, c’est bien avec son gameplay que Namco assène le coup fatal. SC conserve cette dualité qui fait son succès, à la fois accessible aux novices et technique pour les initiés. Ces derniers découvriront d’ailleurs d’intéressantes nouveautés. Globalement, le jeu pénalise les joueurs qui se réfugient en défense passive, d’une part avec la perte de pièces d’armures, d’autre part avec le K.O. critique. A force de bloquer des coups, la jauge d’âme diminue, jusqu’à laisser une très brève ouverture permettant à l’adversaire de placer une attaque ultime mettant fin au round.
Le Tag Battle (relais comme au catch) ouvre aussi d’intéressantes possibilités mais la palme revient aux compétences. Ces dernières, réparties en plusieurs catégories, s’achètent avec les points de statistiques et confèrent différents avantages (impact plus puissant, résistance aux prises ou au Ring Out, boost en début de match, etc.). Plus la compétence est puissante, plus le coût est élevé, donc impossible d’avoir un personnage "parfait".
Parfait, cet opus l’est quasiment. On pardonne aisément les petits bugs de collision, un peu moins l’absence de vibrations ou le mode Histoire nettement inférieur au précédent épisode mais qu’importe : SoulCalibur IV se pose en sauveur de l’été autant qu’en nouvelle référence de la baston.

Test réalisé par Frédéric Dufresne

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux débutants comme aux pros
- Aux fans de combats à l’arme blanche


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