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Sonic the Hedgehog

Sonic the Hedgehog

Après des épisodes plus ou moins réussis, les nombreux fans du hérisson bleu espéraient que la transition sur console next-gen marquerait un nouveau départ, le retour aux sources tant espéré. Sega aussi… peut-être.
Longtemps, une insurmontable nostalgie nous aura fait porter un regard complaisant sur les jeux Sonic. Longtemps on aura pardonné les défauts récurrents d’une série peinant à s’habituer à la 3D. Mais il s’agit d’une époque révolue, et Sega en est le seul fautif. Ce nouveau Sonic atteint en effet des sommets de médiocrité qui marque non seulement un irrespect total des fans, mais aussi de celui qui fut longtemps la mascotte de la marque et l’une des figures fortes du jeu vidéo.

De Charybde en Scylla

Dès les premières minutes de la scène d’introduction, ça dérape. Sega tente un mariage entre ses héros hyper cartoons et des personnages humains qui ne prend pas du tout. De même, introduire un scénario élaboré dans une série qui s’en est toujours passé constitue une erreur, d’autant plus regrettable que l’intrigue (Princesse, cristal magique, Eggman, voyage temporel) n’a aucun intérêt et que les cinématiques sombrent dans le caricatural. Les choses ne s’arrangent pas lors des premiers pas dans le jeu. L’aventure débute dans une ville, où vous reviendrez régulièrement. Il vous faudra l’explorer pour trouver l’accès aux différents niveaux, puis en débloquer l’entrée en effectuant de petites tâches.
L’architecture de la ville s’avère banale, les éléments du décor apparaissent ou disparaissent devant vos yeux, on note d’étranges ralentissements, les habitants avec lesquels on discute n’ont pas de voix et lorsqu’ils… chargement… vous demandent de leur rendre… chargement… un ridicule… chargement… petit service, on se mange d’interminables temps de… chargement... Carrément insupportable, au point que l’on zappe les tâches qui ne sont pas essentielles, histoire de rejoindre au plus vite les véritables missions.
Sonic 1991-2006

L’espoir renaît alors que l’on découvre un Sonic qui sprinte à toute berzingue dans des loopings, rebondit sur des bumpers, glisse sur l’eau et puis… on prend la main. Et là, ça part en vrille. Les commandes sont hyper sensibles ce qui rend déjà la navigation délicate, mais à cela s’ajoute une gestion de caméra absolument nullissime (qui en arrive parfois à perdre Sonic de vue !) et un level design catastrophique. On se demande constamment où l’on doit aller, que ce soit lors de phases libres ou de passages à la progression constante forcée. Et comme la plupart des environnements sont cernés de zones mortelles (sable mouvant, eau, vide), on meurt encore et encore et encore…
Le jeu propose plusieurs personnages qui varient le gameplay, comme Tail (qui vole), Shadow (qui peut piloter des véhicules), le petit nouveau Silver (possédant des pouvoirs de télékinésie) et quelques autres. Ces portions s’avèrent moins pires, mais on passe toujours plus de temps à lutter avec les défauts du jeu qu’à s’amuser. Si les graphismes s’avèrent plus ou moins réussis selon les zones, on note d’énormes ralentissements susceptibles d’intervenir aux pires moments (pile au moment de sauter par exemple… donc on meurt) et des bugs… tellement de bugs.
Si je n’avais moi-même coupé le blister de la boîte, j’aurais pensé qu’il s’agissait d’une version bêta ! C’est une icône que l’on assassine ici, et il ne reste qu’à espérer que Sonic se réincarnera ailleurs… sur Wii peut-être.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans
- Aux riches masochistes… non attendez, juste masochistes. Cela fait encore plus mal de se mettre à découvert pour un truc comme ça


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Vous coincer un doigt dans une portière. Il n’y malheureusement pas vraiment de bons Sonic récents vers lesquels se tourner.