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Sleeping Dogs

Sleeping Dogs

Initialement conçu pour être le nouveau True Crime, Spleeping Dog a été lâché par Activision avant que Square Enix ne se présente comme repreneur providentiel. Une action intéressée pour l’éditeur nippon et surtout intéressante pour les joueurs.
Apparemment le choix d’Activision s’appuyait sur un constat simple : ce titre n’a aucune chance de détrôner GTA, que ce soit dans le cœur des joueurs ou en tête des ventes. Et il faut admettre que cela se tient.

Ailleurs

Sans doute parce que malgré des personnages attachants et des dialogues de qualités, la narration souffre d’un manque de cohérence (tient, j’ai une nouvelle maison ? Où est passé la fille avec laquelle je sortais ?). Sans doute parce que cette histoire classique de flic infiltré dans les triades loupe une opportunité en n’imposant aucun choix cornélien au joueur. Sans doute parce que le moteur graphique tire la langue lorsqu’il doit gérer une grande profondeur de champ ou des déplacements très rapides.Ou plus simplement parce que Sleeping Dogs ne s’appelle pas GTA. Néanmoins, le titre d’United Front Games a bien d’autres choses à offrir, à commencer par son ambiance. Le choix de Hong Kong s’avère payant. La ville distille une atmosphère vraiment particulière, les buildings vertigineux cohabitant avec des labyrinthes de ruelles étroites où s’entassent de façon anarchique les commerces. Et lorsque l’on se retrouve à courser un malfrat sous une pluie battante au milieu d’une forêt de néons, alors que raisonnent des cris en cantonais, l’immersion est totale. Il faut dire que la bande-son décalée, alternant des musiques traditionnelles, de la techno ou de vieux classiques occidentaux, y est aussi pour beaucoup.

Le grand melting-pot

Pourtant, c’est bien par son gameplay que Sleeping Dogs marque le plus de points. Le système de combat reprend les mécaniques accessibles mais évolutives (via le gain d’expérience) d’un Batman en y ajoutant des interactions avec l’environnement façon Jason Bourne. Lors des fusillades, on se met à couvert avant de surgir en Bullet Time tel un Max Payne en transe, prolongeant le carnage à coup de tirs dans la tête. Les acrobatiques courses-poursuites à pied évoque – modestement – Assassin’s Creed et sur route, on saute d’un véhicule à l’autre comme dans Just Cause. Hurlez au plagiat tant que vous voulez, le résultat n’en reste pas moins hyper jouissif à jouer et extrêmement dynamique à regarder. De plus, diverses petites interactions originales viennent enrichir les missions principales ou secondaires (piratage de caméra, triangulation d’un appel, pose de micros, Karaoké…). Seule la conduite reste en retrait, non que les sensations soient mauvaises mais entre les soucis d’animation, les ruelles parfois étroites et sinueuses ou la circulation inversée, les conditions ne sont pas idéales.

Vu au cinéma

Etrangement, ni ce bémol, ni la durée de vie légère ne nuisent au plaisir que l’on prend à progresser dans l’aventure. Tout simplement parce que Sleeping Dogs atteint son objectif, à savoir nous propulser dans un polar hongkongais violent, excessif, explosif, parfois drôle et souvent dur. En cette période de vacances un peu désertique, c’est un voyage qui ne se refuse pas.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.



Pavé technique
Note globale : 15/20

Prise en main : 17/20
Héritier spirituel de True Crime, Sleeping Dogs brille bien sûr par ses combats et ses fusillades et les développeurs réussissent aussi à lier ces phases à des poursuites haletantes ou des mini-jeux distrayants pour offrir un rythme constant, soutenu. Certains concurrents pourraient en prendre de la graine.
Réalisation : 13/20
Excellent sur le plan sonore et solide au niveau des animations de personnages, Spleeping Dogs s’appuie malheureusement sur un moteur un peu faiblard. Pour obtenir un rendu correct de près, le jeu sacrifie sa distance d’affichage et parfois sa fluidité. Textures floues, clipping, tearing… On a vu bien mieux.
Intérêt : 16/20
Ne vous fiez pas à son monde ouvert : comme Yakuza ou Mafia avant lui, Sleeping Dogs relève plus de l’aventure scénarisée que du bac-à-sable. Occultant ses faiblesses techniques ou narratives par un plaisir constant et un rythme effréné, le jeu du studio United Front Games rend dignement hommage au polar hongkongais.


A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux fans de HK Vidéo.


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Yakuza pour l’ambiance.
- Mafia II pour l’aspect linéaire dans un monde ouvert.
- True Crime pour l’héritage.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux fans de HK Vidéo.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Yakuza pour l’ambiance.
- Mafia II pour l’aspect linéaire dans un monde ouvert.
- True Crime pour l’héritage.