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Shaun White : Snowboarding

Shaun White : Snowboarding

En cette période de disette pour les fans de Snowboarding - une conséquence inattendue du réchauffement climatique ? - Ubisoft tente pour la première fois d’occuper le terrain. Coup d’essai ou coup de maître ?
Jusqu’à aujourd’hui, le paysage du surf des neiges se résumait à deux extrêmes : la simulation ultraréaliste et pour beaucoup rédhibitoire de Amped d’un coté, le délire arcade "ultrajouissif" mais complètement surréaliste de SSX de l’autre. Reste un vaste espace vacant dans lequel s’engouffre Shaun White Snowboarding.

Roi de la montagne

Fort du fabuleux moteur développé pour Assassin’s Creed, SWS se démarque immédiatement de ses concurrents en proposant un domaine skiable proprement gigantesque. Pas moins de quatre montagnes, que l’on peut descendre du pic jusqu’au bas des pistes en traversant généralement 3 types de zones (sans le moindre chargement). Les sommets particulièrement abrupts offrent des dénivelés vertigineux, des crevasses mortelles et même des zones où peuvent se déclencher des avalanches. A mi-chemin, la végétation apparaît et l’on se retrouve à slalomer entre les arbres, à "grinder" sur les troncs et utiliser les toits des maisons ou diverses ruines pour s’envoler. Plus bas, d’autres skieurs envahissent les pistes damées et on peut profiter d’infrastructures (pistes de saut ou de bobsleigh, half-pipe, rampe…) pour multiplier les acrobaties.
Malgré un manteau neigeux uniforme, chaque pic possède son identité, ses spécificités, avec un labyrinthe de couloirs qui s’entrecroises et plusieurs zones cachées assez délirantes.
Le nez dans la poudreuse

Arpenter ces flancs sans aucune contrainte procure une sensation de liberté inédite qui retranscrit fidèlement l’esprit même de la discipline. Il faut dire que les sensations sont au rendez-vous. Le personnage glisse avec grâce (malgré quelques bugs de collision), grab et grind s’enchaînent avec une relative facilitée. SWS navigue entre réalisme et arcade, avec des figures crédibles, un peu exigeantes sur le timing mais des combos faciles. En relevant les défis du brave Shaun, vous débloquez des aptitudes spécifiques comme la possibilité de défoncer certains éléments du décor ou d’activer un boost qui vous propulse en orbite. Ces challenges constituent l’unique élément "forcé" du jeu qui pour le reste rejette toute linéarité. Les montagnes et presque toutes les épreuves (saut, figures, slalom, course, collecte d’objets, etc.) sont immédiatement accessibles. De même, vous pouvez acheter de nouveaux équipements (planche aux stats spécifiques, vêtements) à n’importe quel moment.

Et hop, sans le guide

Le problème, c’est que les outils de navigation ne suivent pas vraiment. La carte s’étale sur 3 pages chargées d’inscriptions, de couleurs et de logos envahissants nuisant à la lisibilité. De même, malgré les remonte-pentes, l’hélicoptère et la balise de sauvegarde, on galère un peu pour rejoindre les épreuves dès lors qu’elles sont sur des couloirs séparés (descendre, remonter, redescendre…).
On regrette aussi de ne pouvoir recommencer une épreuve en cours : il faut aller au bout même si on se plante. Mais ces désagréments sont compensés par les sensations globales que procure SWS.
Se retrouver au sommet d’une montagne, embrasser du regard la vallée qui s’étale à ses pieds, enfourcher sa planche et, sur des musiques qui dépotent, se lancer dans une longue séance de glisse… Aucun autre titre ne le permet. Un premier ride très prometteur pour Ubisoft.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans.
- Aux vacanciers en mal de sport d’hiver.


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Amped 2 sur Xbox parce qu’on préfère oublier le 3.
- SSX On Tour sur PS2, en plus arcade.