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Shadow The Hedgehog

Shadow The Hedgehog

Sonic a fait son temps. L’ex-star s’est aujourd’hui fait doubler par son clone sombre : Shadow. La série passe du côté obscur avec de bonnes intentions, mais une réalisation encore trop inégale.

Nous avons pu le voir avec le prince de Perse, la mode est aujourd’hui au héros perturbé, mature, et balafré. Bien que physiquement très lisse, Shadow, l’ancien rival de Sonic, est en pleine crise d’identité, et donc parfaitement dans le ton. C’est alors qu’une attaque extra-terrestre commanditée par un certain Black Doom frappe la planète, engageant les forces du docteur Eggman, ennemi juré de la liberté, et les troupes des armées du Gun. Loin d’être ému par les dévastations, sa décision d’intervenir dans le conflit n’est motivée que par la promesse d’obtenir toute la lumière sur son passé oublié. Le hérisson noir va donc parcourir chacun des tableaux avec la volonté de remettre la main sur les sempiternelles Chaos Emeralds, sa seule et unique chance de retrouver la mémoire.

Bousculer les habitudes sans les renverser

Sega a décidé de revisiter l’éternel combat du bien contre le mal, en y ajoutant une évocation de libre arbitre. Hormis les passages avec un boss, chaque niveau sur la vingtaine disponible est le siège de combats entre deux factions qui tenteront systématiquement de rallier Shadow à leur cause. Au total, ce sont donc trois objectifs différents qui déterminent l’issu d’un tableau : Le bien, le mal et la quête de mémoire. Ce qui aurait pu ressembler singulièrement à un air de flûte, a pourtant une réelle incidence sur le jeu.
En effet, lors de chacune des six grandes étapes qui jalonnent le parcours, votre choix détermine la construction d’un scénario original pour un total de dix fins différentes. Une fois une histoire terminée, vous recommencez depuis le début en expérimentant une nouvelle route, avec le plaisir de découvrir progressivement tous les environnements.
Dans mon Shadow, je fais ce qui me plaît, me plaît…

Votre façon de vous comporter dans les niveaux est totalement libre, cependant elle vous octroie des points, et détermine votre note finale. Par exemple, si vous décidez de vous ranger du côté Dark, vous avez tout intérêt à aider leurs forces, détruire un maximum de bâtiments et nuire à la nature. Deux jauges se remplissent en fonction du bien et du mal que vous distillez, et permettent de déclencher des coups spéciaux. Il faut veiller à ne pas faire n’importe quoi car vous pouvez blesser ou détruire tout le monde, et toutes vos actions sont comptabilisées. Mine de rien, l’incidence sur la façon de jouer est importante puisque pour être vraiment brillant, il est finalement impossible d’avancer comme un gros bourrin en dézinguant tout ce qui traîne.

Riche, très riche, trop riche ?

Même si les environnements sont classiques (ville, parc d’attractions, lave, etc.), ils sont agréables et variés. Effets de lumière, explosions, décors dégradables et utilisables, véhicules et armes en tout genre, motos, animaux, canons, lasers, bref vous l’aurez compris, Sega n’a pas lésiné sur les moyens. Pour vous épauler dans tout ça, de nombreuses bornes, ainsi que certains personnages vous donnent des conseils avisés. Malheureusement, le jeu est mal dosé, et il mélange vitesse et précipitation. L’écran est surchargé d’événements dont il devient impossible de faire le tri. Entre les sous-titres dont le contenu est pourtant indispensable, la caméra dont il faut s’occuper autant que son héros, et les autres personnages qu’il faut pouvoir différencier, on se laisse vite submerger.
Beaucoup d’automatismes dans les déplacements ont pourtant été mis en place pour aider le joueur, pour récupérer les lignes d’anneaux par exemple, mais c’est très largement insuffisant. Le sentiment d’injustice prend le pas sur l’émerveillement, et l’on se décourage vite.
Les plus tenaces, les voltigeurs de haut vol trouveront certainement leur bonheur grâce à leur double cerveau, et le réel challenge à relever, mais la plupart des joueurs éprouveront plus de frustration que de plaisir, et ce n’est certainement pas le but du jeu vidéo.


Test réalisé par Mathias Lavorel

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A ceux qui aiment les challenges ardus et qui maîtrisent parfaitement leur système nerveux central
- Aux fans de la Sonic Team dont tous les membres font une apparition
- Aux fans des jeux 3D qui mélangent allégrement action et plate-forme


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