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Sega Rally

Sega Rally

Véritable maître des salles d’arcade à la fin du dernier millénaire, Sega Rally doit son dernier coup d’éclat à la défunte Dreamcast. Après avoir calé au démarrage sur PS2, la série tente de revenir dans la course sur next-gen.
Méchant, impitoyable, agressant spécifiquement le petit vieux, l’anachronisme est le pire ennemi d’une célébrité d’antan qui tente son come-back. Sega Rally et le pilotage ultra arcade qui fit sa gloire reste-t-il d’actualité sur un marché qui célèbre de plus en plus les simulations ?

Du neuf avec du vieux

Avec Sega Rally, la réponse dépend en grande partie de vous. Volontairement fidèle à son héritage, le jeu ne fait aucune concession. Ici, les voitures décollent et dérapent à l’excès. Ici, le frein à main sert plus souvent que le frein normal. Ici, on ne touche pas malencontreusement un concurrent mais on s’appuie sauvagement sur un gêneur dans le virage (pour mieux le dégager). La conduite se veut agressive et relativement permissive puisque aucun dégât n’est pris en compte et qu’aucune sortie de route n’est possible, des murs invisibles longeant les bords.

Cela dit, comme nous l’expliquions dans la preview, cette simplicité dans la prise en main n’exclut pas une certaine subtilité. Le credo de cet opus next-gen, c’est la déformation du terrain. Les environnements que vous traverserez (alpin, jungle, désert, campagne…) recèlent de nombreuses surfaces différentes : bitume sec ou humide, sable, gravier, boue, eau, vase, neige épaisse ou fondue, glace…
Au-delà des variations d’adhérence très marquées, on note surtout les traces laissées par les véhicules, particulièrement profondes dans les matières molles (notamment après les trois tours réglementaires). Et contrairement à d’autres jeux, l’impact est réel, tantôt avantageux, tantôt problématique.
Devoir creuser ces sillons ralentit, alors que les suivre permet de gagner en adhérence et en vitesse, mais les rebords de ces traces constituent autant de petites bosses qui font décoller vos roues du sol… de préférence à l’entrée d’un virage. Même s’il se dilue un peu dans le pilotage simple et agressif du jeu, le concept s’avère très fun, capable de séduire sans problème les fans de Sega Rally.

Le paradis, c’est les autres

Au chapitre des réussites, on notera aussi la réalisation qui, sans voler la pole position à DIRT, offre un rendu très agréable. Les circuits sont détaillés, vivants, avec des couleurs chatoyantes et, à défaut de déformations, d’excellents effets de salissure sur les carrosseries. A cela s’ajoute un véritable mode solo constitué de trois longs championnats, chacun lié à une catégorie de véhicules aux noms familiers (Subaru Impreza, Lancer Evo, C4, 306, Toyota…).
Malheureusement, Sega dérape sur plusieurs éléments : intelligence artificielle bourrine qui triche, difficulté irrégulière, épreuves répétitives (de la course basique), véhicules aux performances floues étrangement uniformes, rétroviseur aux perspectives trompeuses, longs chargements…
Bref, en solo la lassitude débarque rapidement avec ses valises et s’installe durablement, invitant parfois la frustration pour casser la croûte.

Sega Rally évite néanmoins la sortie de route en contrebraquant d’un violent coup de multijoueur. La plupart des défauts cités disparaissent en effet lorsque l’on se retrouve face à 5 autres humains, en train de se tirer la bourre et de forcer le passage à coup de pare-chocs. Etes-vous prêt à affronter le monde ?

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 3 ans
- Aux nostalgiques de Sega Rally
- Aux fans de pilotage arcade


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