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Scarface : Money. Power. Respect.

Scarface : Money. Power. Respect.

Après les consoles de salon, la PSP découvre les joies de Scarface. Mais attention, ce titre n’a rien à voir avec le précédent. Signé FarSight Studios, l’opus PSP change radicalement de genre avec un soft plus orienté stratégie tour par tour. Un pari osé.
Là où Scarface sur consoles de salon vous proposait de vivre une aventure alternative supposant que Tony Montana ne mourrait pas à la fin du film, l’opus PSP part sur un tout autre sentier. Ici, c’est bien le film qui sert de cadre au jeu. Et le genre est également différent. Point de GTA-like, mais un jeu de stratégie au tour par tour. Oui, vous avez bien lu !

Trafic de stupéfiants

Le jeu propose divers modes aux mécaniques assez semblables mais aux objectifs différents. Tout d’abord, vous pourrez jouer à un mode Cartel Challenge qui vous laisse choisir un des clans parmi les huit disponibles (chacun ayant certaines caractéristiques). Vous affronterez les autres et votre objectif sera soit d’être le premier à gagner 15 millions de dollars, soit d’être le plus riche au bout de six tours, ou enfin d’éliminer les autres clans. Des objectifs qui servent aussi en multijoueur où quatre participants peuvent s’affronter, forger des alliances et se trahir. Le monde principal, de son côté, propose de suivre le scénario du film. L’UMD offre d’ailleurs de très nombreuses séquences vidéos directement issues de ce dernier. De quoi revivre les moments forts de cette légende du cinéma. Avec 11 chapitres, ce mode vous fera évoluer en proposant sur chaque carte des objectifs à accomplir.
Un objectif principal pour passer au chapitre suivant, des secondaires pour gagner plus d’argent. Cela peut être recruter un certain nombre d’hommes de main et de dealers, construire des laboratoires de drogue, des centres de stockage, éliminer un rival, etc.
Flingage en trois tours

Chaque round se compose de trois phases. Pendant la première, vous achetez bâtiments, hommes de main, dealers mais aussi pouvoirs spéciaux. Ceux-ci peuvent fournir une aide en combat (grenade, gilets pare-balles, etc.), vous attirer les faveurs de la police ou influer sur le prix de vente des drogues. C’est aussi à ce moment que vous pourrez négocier cessez-le-feu et alliances avec les autres clans. Ensuite, vient la phase de vente. Chaque quartier que vous contrôlez a des cours différents pour trois types de drogue : cocaïne, héroïne et marijuana. A vous de voir si les cours vous permettent de tout vendre ou s’il vaut mieux écouler une petite partie de drogue et stocker le reste pour faire remonter les prix. Enfin, c’est la phase de combat. Vous choisissez de défendre ou d’attaquer. Vos hommes de mains engagent le combat avec ceux de l’ennemi. Le gagnant d’un affrontement s’empare du quartier et de ses installations. La vue 3D qui montre ces affrontements n’est pas vraiment terrible.
Des pauses régulières permettent au joueur d’utiliser des pouvoirs spéciaux, de recruter de nouveaux hommes de main ou de cibler un ennemi en particulier. A force, c’est très répétitif et pas très fun.
Accessibilité VS Fun

Le jeu est plutôt facile à prendre en main. Inutile d’être un pro de la stratégie, bien que vos objectifs soient de plus en plus exigeants et que les adversaires disposent de plus en plus de moyens. Mais du coup, cette prise en main conduit le joueur à des actions peu variées. Plaisant les premières heures, car on se prend au jeu du grand banditisme sans foi ni loi, le soft a plus de mal à convaincre sur le long terme. Et ce d’autant plus que les modes de jeu se ressemblent beaucoup. Le bon point du Cartel Challenge est cependant qu’il peut être rejoué à l’infini, avec des situations toujours différentes.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A partir de 18 ans
- Aux joueurs sans foi ni loi
- Aux novices de la stratégie comme aux joueurs confirmés
- Aux fans du film Scarface


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