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Sacred 2 : Fallen Angel

Sacred 2 : Fallen Angel

Si la Xbox 360 bénéficie d’une architecture qui facilite l’adaptation des jeux PC, les studios doivent toujours faire rentrer les 108 touches d’un clavier sur un petit pad. Un défi qu’Ascaron entend relever avec Sacred 2.
Autant rassurer ceux qui redoutent de prendre un train en marche : Fallen Angel n’est pas une suite mais un prélude aux évènement décrits dans le Sacred sorti sur PC. Vous pouvez donc plonger sans crainte dans l’univers d’Ascaria, ravagé par d’incessantes luttes de pouvoir visant à contrôler la puissante énergie T.

Pad problème

Sacred 2 est un hack & slash qui se positionne à mi-chemin entre Diablo et Oblivion (dont il possède d’ailleurs le moteur). Comme dans Diablo, l’aventure débute par le choix d’une classe : Séraphin, Guerrier noir, Haut-elfe, Dryade, Inquisiteur ou l’original Gardien du temple.Chacun possède trois arbres de spécialisations, plus diverses aptitudes (équitation, alchimie, maîtrise du bouclier, etc.) que l’on fait évoluer en cours de jeu. Ascaron assure plutôt bien son coup avec des "pouvoirs" sympas et variés qui permettent d’aborder les combats différemment, ou des attaques que l’on peut regrouper en combos. Si l’on finit inévitablement par se sentir à l’étroit sur le pad, si l’organisation des menus n’est pas optimale, il faut reconnaître l’excellent boulot des développeurs : Fallen Angel est parfaitement jouable à la manette. Une exploitation ingénieuse des gâchettes permet d’utiliser 12 compétences et donc d’exploiter la polyvalence de chaque héros.

GPS de série

La richesse est aussi de mise du coté de l’équipement : on collecte un nombre colossal d’armes, d’armures (sets compris), de charmes ou d’amélioration à enchâsser. Bref, les chasseurs de trésors prendront leur pied à dégoter des items de plus en plus puissants qui combleront leur énorme égo, d’autant que le rendu visuel suit avec de petits effets agréables (type épée enflammée). Mais l’atout majeur du jeu réside cependant dans son univers, d’une étendue proprement hallucinante. Campements, villages, cimetières, grottes obscures, donjons humides, forteresses perdues, îles abandonnées, falaises escarpées, désert étouffant… il y a tant à explorer, à découvrir, et comme dans Oblivion, de façon assez libre puisque les adversaires s’alignent globalement sur votre niveau. Le soin apporté à chaque lieu est évident, avec des agencements uniques et des bâtiments spécifiques. Sans être une tuerie technique, Sacred 2 offre une balade incroyablement plaisante pour les yeux.

Victoire aux points

Le revers de la médaille tient aux très longs trajets qu’imposent les trop rares téléporteurs. Les choses s’arrangent un peu avec les montures, mais vous n’échapperez pas aux incessants allers-retours. Le problème, c’est que les monstres réapparaissent et la répétitivité des affrontements inhérente au genre atteint de nouveaux sommets, frisant parfois la lassitude. La présence de bugs n’arrange d’ailleurs pas les choses. Si encore les quêtes parvenaient à motiver le joueur, mais loin s’en faut. Les intrigues insipides se succèdent et, malgré quelques pointes d’humour, on en vient rapidement à zapper les briefings. Sacred 2 n’a en réalité que deux moteurs : la collecte, qu’il s’agisse de points d’expériences où d’équipement, et l’exploration. Ce qui lui manque en originalité et en qualité, il le compense par la quantité ou encore la présence d’un mode coopératif. Insuffisant pour prétendre devenir une référence, mais bien assez pour amuser les fans de hack & slash.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux amateurs de hack & slash

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