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Rogue Ops

Rogue Ops

L'infiltration a le vent en poupe. Mais point de colosse masculin nourri aux hormones, ici c'est une jeune femme qui s'infiltre sur PS2. Reste à voir si elle réussira à s'introduire discrètement dans vos coeurs...
Voici Nikki, héroïne au postérieur laracroftien dont la mission, originale, est de bouffer du terroriste. Dans Rogue Ops, Nikki voit les siens se faire sauter le caisson dans un attentat. Ca la fout en rogne. Elle intègre Phoenix, une organisation gouvernementale fictive. Après deux ans d'entraînement, sa mission est de partir en chasse contre Omega 19, une organisation terroriste de l'Est (tiens donc !) qui s'est cassé la main sur une arme de destruction massive (bis !) et en veut aux Etats-Unis. Oui, tout le monde en veut toujours aux Etats-Unis...

De bonnes idées

Vous voici donc en route pour une série de neufs missions visant à démanteler Omega 19 et ses différents appuis. Le tout en assassinant froidement certains hauts responsables d'Etat ou en abandonnant vos amis à leur sort. Pour progresser, vous pourrez vous planquer dans des placards. Autre bonne idée : la possibilité de se plaquer contre un mur et de viser sans se dévoiler depuis l'angle du couloir dans le suivant.
Au moment voulu, une pression sur le bouton de tir et Nikki surgit loge une balle dans son ennemi et se recache. Egalement, la possibilité de faire les poches en douce à quelqu'un sans le dessouder au préalable. Par contre, on ne peut pas récupérer l'arme d'un mort, ni se servir dans un râtelier d'armes...
Un contrôle si capricieux

A côté de cela, les phases de combat rapproché sont lourdes. Nikki se déplace comme une tétraplégique dès que son arme est dégainée et la visée est si peu aisée qu'on se fait plomber comme un canard assis. Le combat à mains nues n'est guère mieux. On ne peut frapper que par derrière et par surprise en appuyant dans un temps limité sur les touches de direction apparaissant à l'écran. Sinon on se fait latter. Progresser se limite souvent à regarder dans toutes les directions pour trouver le rebord, le point d'encrage pour grappin ou autre interrupteur qui fera apparaître une icône d'action. Par contre, il y a des gadgets sympas, comme la "caméra-insecte-volante" ou l'accélérateur d'adrénaline.

Environnement correct mais incassable

Le graphisme général est dans la moyenne. Les décors sont même plutôt jolis. Mais on ne peut bouger caisses (sauf si c'est prévu) ni chaises. Tirer dans une bonbonne ne déclenchera rien.
Et impossible d'enjamber quoi que ce soit. Signalons que les corps des ennemis tombent toujours de la même façon, permettant de faire un joli tas. Et comme ils passent à travers les uns des autres, on ne voit que celui du dessus. Même problème quand on déplace un cadavre et qu'on le pose.
Difficulté inégale

Autant l'IA (l'Intelligence Artificielle) sait réagir quand son copain se fait flinguer, autant elle ne bouge pas quand les rafales pètent dans une autre pièce. A certains moments, le simple fait d'être vu fout en l'air la mission tandis qu'à d'autres l'alarme peut sonner tranquillement, ne faisant surgir que quelques gardes en plus. Par la suite, vous pouvez continuer tranquillement votre mission tant le reste du complexe ne se préoccupe pas une seconde de l'alarme. Vous l'aurez compris, si les bonnes idées de gameplay donnaient un bon potentiel de départ, le tout est terni par une réalisation trop approximative. Après avoir goûté à Splinter Cell ou même à Mission Impossible, vous risquez de rester sur votre faim.

Test réalisé par Arnaud Papeguay

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans d'espionnage
- A ceux qui aiment les femmes modèle Lara Croft
- Aux joueurs tolérants


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- Mission Impossible : Operation Surma