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Risen

Risen

Développé par le studio à l'origine de Gothic, Risen vous ouvre un vaste monde à explorer. Plus soignée que l'opus Xbox 360, l'aventure a-t-elle de quoi séduire les fans sur un support réputé depuis longtemps pour la qualité de ses RPG ?
Le développeur Piranha Bytes souffre de problèmes récurrents avec sa série Gothic. Et on espère que ce nouveau départ saura chasser ces démons. Sachant que le studio offre des "backgrounds" particulièrement soignés, c'est avec impatience que nous introduisons la galette dans le PC.

On reprend les mêmes

Tout commence par un naufrage, et votre réveil sur une plage inconnue. En terres inconnues. Une unique survivante à vos côtés, vous débutez l'aventure avec un simple gourdin.Dur dur la vie dans un monde où le conflit entre les dieux, vaincus, et les hommes, vainqueurs, a fait émerger de mystérieuses ruines. Après la première demi-heure de jeu, Risen prouve que le studio a renoué avec certains fantômes. Le résultat se montre certes meilleur que sur Xbox 360, mais l'interface manque de soin. Si les graphismes ont également été mieux soignés que sur console, avec des effets de brume et de lumière plus réussis, les personnages et quelques textures s'avèrent trop grossiers. Et, ici aussi, la gestion des collisions se montre plus que perfectible. Plus votre progression avance, plus la liste s'allonge : quêtes obscures supposant que vous avez déjà accompli certaines actions, objectifs difficiles à trouver sur une carte sans aucunes indications et trop petites, système de combat rébarbatif. Moins imprécis que sur Xbox 360, les affrontements tirent parti du duo clavier-souris bien plus réactif qu'un pad. Mais le verrouillage de l'adversaire casse trop facilement. Et souvent on cartonne un innocent. L'immersion est longue, la progression tout autant et on se prend volée sur raclée face à des adversaires dopés. La première dizaine d'heures montre de gros déséquilibres dans certaines situations. Dit comme ça, Risen manque d'attrait. Et pourtant...

Ca aurait pu être si bien !

Malgré tout, on reste frustré, sans envie de démolir Risen. Ni de lui infliger une note trop basse. Car Piranha Bytes est toujours aussi efficace dans la création d'un environnement riche. Très vite, au début du jeu, pas moins de trois destinations sont offertes au joueur. Et tout est ainsi dans Risen. A chaque instant, on se sent libre, dans un monde en vie où les changements causés par nos actes s'avèrent visibles. Des personnages se déplacent, des factions gagnent en puissance visiblement par l'intermédiaire de nos choix. Surtout, l'univers vous confronte à des organisations qui n'ont rien de manichéennes. Des heures durant, vous cherchez à comprendre où se situe le bien du mal. Qui sont réellement les exploiteurs ? Dans la chasse folle aux artefacts déclenchée par l'émergence des ruines, qui ment et cherche le pouvoir ? Cet univers profond, on peine à le quitter. Vous pouvez choisir pour qui travailler, voire flirter avec plusieurs factions pour vous faire une idée. Elles sont trois : l'Ordre qui contrôle l'île d'une main de fer et impose des lois strictes, pour soutenir l'Inquisition. L'Inquisition est un cercle de mages qui détient l'autorité spirituelle. Des extrémistes aux commandes du pays. Et la dernière faction est celle d'un Don aux beaux discours, mais dont les pratiques mafieuses entachent l'image bien proprette. Vous avez aussi un choix d'artisanats, allant de la forge à la conception de potions, en passant par la cuisine. Mais rien de bien innovant par rapport à Gothic 3, qui lui-même bouleversait peu de choses de ses prédécesseurs. Quant à l'orientation de votre avatar, elle s'avère totalement libre, au gré des entraînements que vous voulez suivre. A chaque niveau, un lot de points vous permet d'améliorer talents ou caractéristiques, contre paiement à un maître. Sachant que l'argent, du moins au début, est une chose rare distribuée avec parcimonie.

Bref, Risen fait mieux sur PC que sur Xbox 360. Mais il lui manque une petite touche de finition dans le gameplay. Et c'est dommage, car le contenu vaut le coup. Or c'est précisément la richesse cachée dans ce titre qui pourrait accrocher les "rôlistes". Ceux pour qui un bon scénario vaut mieux que des paillettes partout.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- Aux joueurs qui aiment se sentir libres dans un jeu.
- A ceux qui préfèrent le fond à la forme.
- Aux joueurs séduits par la richesse d'un univers.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- The Elder Scrolls IV : Oblivion
- Gothic 3