Le projet micromania-zing . découvrir !
Menu

Ratchet & Clank : La taille ça compte

Ratchet & Clank : La taille ça compte

Nous le savons tous, bien plus que la taille, c'est le goût qui compte. Malgré le titre de leurs nouvelles aventures, Ratchet & Clank ne nous disent pas le contraire. Action et plate-forme, vous aimez ?
Après quatre épisodes sur PlayStation 2, Ratchet et Clank avaient bien mérité quelques jours de vacances. C'est donc sur la plage que nous les retrouvons tranquillement, en train de profiter du soleil, des cocktails et du ciel, bleu de préférence. Une petite fille armée d'un appareil photo débarque alors pour immortaliser l'image de ses héros, et tout bascule. Il s'en suit une horde de super méchants, l'enlèvement de l'enfant, et une course-poursuite dans la galaxie histoire de la récupérer. Et vous n'êtes pas au bout de vos surprises !

L'art et la manière de raconter une histoire

Le véritable point fort de cette aventure est la qualité de sa narration. Non pas que le scénario soit absolument original et surprenant, mais les cinématiques qui l'illustrent sont irrésistibles de drôlerie, et les phases de jeu changent presque constamment, soit de par leur nature, plus centrée sur l'action ou sur la plate-forme, avec ou sans véhicule, soit de par leur rythme, en fonction du personnage que vous incarnez. Effectivement, le duo est parfois obligé de se séparer. Ratchet est plutôt dans la rapidité du mouvement et l'intensité de l'action, tandis que Clank est plus dans la réflexion et la précision.
L'ensemble donne une aventure très divertissante dans laquelle l'ennui n'a pas sa place, et pour laquelle l'envie de progresser a la part belle. Et pourtant, tout n'est pas rose, surtout si l'on évoque le douloureux sujet de la gestion de la caméra.
Zé cru voir un gros méchant !

Les contrôles sont simples à appréhender, et l'équilibre entre les mouvements spéciaux dont il faut connaître les combinaisons de touches, et leur utilité est préservé. Comprenez que vous n'avez pas trente mille gestes inédits que vous n'utiliserez jamais, à votre disposition. Les mots d'ordre sont l'efficacité et le plaisir, et de ce point de vue, déplacer les personnages, utiliser leurs armes, gérer les munitions et l'équipement sont des jeux d'enfants. Cependant, dès qu'il s'agit de prendre en compte l'environnement et les ennemis, c'est tout de suite moins réjouissant. La caméra, manuelle ou automatique, s'avère un poil trop molle, et bien trop proche du personnage pour être pratique. Lorsqu'il faut être rapide dans les mouvements, priez pour que l'angle de vue soit à votre avantage sinon, c'est la chute. Quant aux ennemis, il est fréquent de se faire surprendre, car une fois sur deux ils arrivent dans votre dos, et vous ne pouvez pas les voir avant qu'ils vous frappent. Heureusement, les déplacements latéraux sont disponibles, surtout lorsqu'il s'agit d'en découdre, mais cela ne rattrape pas tout, loin de là. Lors des évènements surprises, vous êtes donc souvent obligés d'en passer par l'échec par manque de visibilité de l'action.

Quoi que je fasse, je deviens toujours plus fort

Malgré ce handicap dans la jouabilité, ainsi qu'une réelle difficulté dans les affrontements, le jeu reste très attachant, et réussit le tour de force de n'être jamais décourageant. En effet, plus vous utilisez une arme et plus elle gagne en efficacité.
L'expérience que vous engrangez est définitivement acquise. Lorsque vous perdez et que vous repartez du point de contrôle, vous êtes donc plus fort que la première fois que vous l'avez franchi. Ainsi, plus vous recommencez un passage difficile, et plus il vous semble facile.
La frustration quant à elle n'apparaît pas, car votre héros, malgré ses échecs s'endurcit et se perfectionne. Et ce principe est le même pour les boulons (la monnaie locale) que vous ramassez dès qu'un méchant ou un objet est détruit. Vous perdez, mais votre capital boulon augmente et finalement, vous pourrez vous payez dans les boutiques qui parsèment le niveau, l'arme ou l'amélioration qui vous donnera le coup de pouce nécessaire pour progresser. Au final Ratchet & Clank, malgré ses défauts, donne toujours envie d'y retourner et de progresser, et ça, c'est un signe qui ne trompe pas.

Test réalisé par Mathias Lavorel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux héros de plus de 3 ans en admettant qu'ils soient du genre surdoués en motricité
- Aux fans de la série Ratchet & Clank, ils ne seront pas déçus
- A celles et ceux qui veulent se poiler tout en ayant un bon challenge à relever


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Daxter