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Rally Fusion

Rally Fusion

Activision fait ses premiers pas dans le genre "rallye", un pari risqué compte tenu des mastodontes existants déjà sur Play 2. Rally Fusion fait face à une concurrence rude et devra mettre en avant de réels arguments pour se démarquer.
C'est en août 2001 que fut lancé le développement de Rally Fusion, jeu de rallye très prometteur, pour plusieurs raisons. La première est qu'Activision s'était offert la licence Race of Champions quelques mois plus tôt, lui donnant les droits d'intégrer dans son jeu le "gratin" des pilotes et des écuries qui participent chaque année à ce tournoi "mondain" aux Canaries. L'autre point positif est que la réalisation du jeu avait alors été confiée au studio britannique Climax. Et il faut bien le dire, les images diffusées régulièrement laissaient augurer du meilleur concernant Rally Fusion...

La fusion mène à la destruction

A première vue, tout semblait même réuni pour nous proposer un nouveau bon jeu de rallye sur une PS2 déjà bien lotie avec V-Rally 3, WRC II Extreme et Colin McRae 3. Rally Fusion comprend une vingtaine de bolides issus de la réalité, couvrant ainsi plus de trente années de sport automobile. Le joueur peut alors expérimenter la conduite d'une mécanique nerveuse mais non "assistée" (Ford Escort Mk I, Opel Kadett) ou puissante et bardée d'électronique (206, Lancer), en passant par des vieilles gloires (Celica GT4, 205T16 et autres Lancia Delta, Stratos et 037). La modélisation de tous ces engins est de plus très soignée et détaillée, juste dans les formes et proportions, avec des parties articulées (portes, capot, coffre...) qui se détachent selon les chocs. Enfin, les circuits ne se limitent pas aux seules îles Canaries (lieu de la compétition Race of Champions) puisque vous pourrez participer à des épreuves de rallye cross, de rallye pur (spéciales) ou de courses de côtes, dans divers pays du monde. En plus de cela, il faut ajouter les doubles circuits parallèles qui permettent à deux pilotes de s'affronter simultanément sur la piste
(Trophée ROC) ainsi que des épreuves plus fantaisistes (slalom, manoeuvres, etc.). L'ensemble est présenté sous forme de catégories thématiques qui conditionnent la difficulté du jeu (en fonction des cylindrées et du niveau des pilotes adverses). Rien d'original, mais le jeu présente bien et son contenu est assez étoffé.
Où sont passés les missiles ?

Malheureusement, toutes les bonnes intentions des développeurs sont anéanties par l'excès de fantaisie dont fait preuve le gameplay. Impossible de parler de réalisme quand on voit comment se comportent les autos ! Si leur maniabilité est bonne, leurs réactions frisent souvent le ridicule outrancier : les portes s'ouvrent comme des aérofreins au freinage, les bolides glissent comme sur des skis et ont la faculté de rouler à la verticale accrochés au grillage ! Le constat est encore pire dès lors que des concurrents sont en piste : ils sont symbolisés par des initiales grossières au couleurs criardes d'un goût douteux (possibilité de les désactiver), et n'hésitent jamais à vous percuter, même en plein vol, ce qui donnent parfois lieu à des scènes dignes d'un combat de Kung-Fu dans lequel les combattants auraient été remplacés par des voitures ! Cela ne fait pas très sérieux... Enfin, si la réalisation est plutôt soignée, avec de jolis effets spéciaux, on ne peut pas passer sous silence le fait que seuls quelques arbres et bâtiments jalonnent des décors qui manquent cruellement d'inspiration.

Dérapage non contrôlé de la difficulté

Contrairement à la version Xbox, cette version est moins difficile. La progression est en effet plus aisée ce qui rend les parties plus agréables. Cela est en grande partie dû au fait que le nombre de concurrents a été revu à la baisse : de 5 ils passent à 3 sur PS2, et certaines épreuves se font sans eux (alors qu'ils sont présents sur Xbox). Si l'effet est bénéfique pour la fluidité de l'animation (aussi soutenue que sur Xbox), il arrange bien évidemment le joueur qui a moins d'adversaires sur le dos. Outre ce changement, on notera également que la version PS2 est plus floue,
avec des effets de scintillements assez importants, et que les textures en relief de la Xbox (bump mapping) ont tout simplement disparu. A la place, les épreuves désertiques se voient dotées d'un effet de mirage (ondulations dues à la chaleur) qui perturbe un peu la bonne visibilité. Enfin, le mode 4 joueurs est amputé de 2 joueurs...
Bref, si le jeu est légèrement en retrait techniquement, il conserve sa bonne prise en main, ses épreuves diversifiées, et son brin de fantaisie qui dérange pour un titre qui possède une licence aussi officielle. Car c'est bien là tout le problème : ce jeu d'arcade dispose d'une licence qui nous laissait espérer une simulation. Il n'en est absolument rien !

Test réalisé par Ivan Dubessy.

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux pilotes du dimanche préférant l'arcade à la simulation
- Aux joueurs indulgents


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