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Pony Friends

Pony Friends

Nous pourrons penser, dire et écrire tout et n'importe quoi, Nintendogs a marqué au fer rouge les jeux de gestion d'animaux. Les prochains à se lancer dans la brèche devront souffrir de la comparaison.
Dans la série des amis virtuels pour la vie, il faut reconnaître que pour l'instant, Nintendogs se pose en leader incontestable. Évidemment, lorsqu'un autre animal tente de se faire une place au soleil sur le même créneau, il ne peut échapper à la comparaison. Si l'on fait fi de la bestiole, il faut reconnaître que Pony Friends reprend dans les grandes lignes la mécanique et les ressorts des toutous de Nintendo. En effet, vous faites l'acquisition d'un poney qu'il faut emmener en promenade, soigner avec amour, entraîner pour faire des courses, et éventuellement gâter avec toutes sortes d'accessoires que vous payez le prix fort à la boutique. Cependant, comme nous allons le voir, les deux jeux se différencient quand même sur certains points, parfois à l'avantage de l'un, parfois de l'autre. Et le but dans tout ça ? Et bien, c'est simple, avoir un ou plusieurs poneys rien qu'à soi, partout avec soi...

Si je veux, je me prends pour un Dieu

Une des premières différences avec Nintendogs vient de la possibilité de créer son poney. Vous pouvez choisir un animal issu de l'une des six races existantes telles que le Camargue, le Fjord ou l'Hokkaido, mais rien ne vous empêche d'utiliser l'éditeur afin de choisir vous-même la couleur et les marques distinctives de la tête, de la queue, des pattes, de la robe ou de la crinière de votre animal.
Plus tard, vous découvrirez que vous pouvez aussi personnaliser toutes sortes d'accessoires comme le tapis de selle, ou la coiffure de la crinière. Nous permettre de s'approprier le jeu est tout à fait louable, cependant, les possibilités sont malheureusement bien restreintes. Dès lors, on comprend que la cible visée par Pony Friends est un public très jeune, et le reste du jeu le confirmera.
Des poneys allégés

Le côté simulation et interaction reste malheureusement trop superficiel. Seules quatre critères régissent votre animal : sa propreté, son bien-être, son affinité avec vous, et sa santé. A moins de le faire exprès, il est impossible de ne pas les satisfaire. Tout se fait au stylet, cependant, que ce soit pour le nourrir, les caresses, le grattage des sabots, le brossage et le rinçage, les actions à réaliser sont très basiques, voire sans intérêt. Quant à l'utilisation du micro, elle est aussi ridicule que décevante. Durant les courses vous devez encourager, ni trop doucement, ni trop fort, votre dada en maintenant un volume sonore quel que soit sa nature (un bon challenge pour les pétomanes).

L'argent, toujours l'argent

Dès que vous souhaitez apporter un peu de nouveauté à votre quotidien avec des accessoires, des produits de soins voire un autre poney, vous avez besoin d'argent.L'activité la plus lucrative est la ballade. Sur la quinzaine de destinations possibles, dont la plupart sont à débloquer, vous trouverez chaque jour une mission rémunérée à remplir. Il s'agit de photographier des animaux que vous êtes susceptibles de croiser sur votre chemin. Dès que vous en voyez un, et que vous êtes suffisamment près de lui, il suffit de pointer le stylet dessus et clic-clac, c'est dans la boîte. Il faut être attentif et curieux, mais là encore, c'est n'est en rien un challenge.
La DS n'est pas véritablement sollicitée

Si de mignonnes cinématiques rythment vos pérégrinations, le reste est un peu trop grossier, et la pixellisation gâche un peu le plaisir de jeu. Les actions à réaliser au stylet ou à la voix restent trop basiques et seuls les adeptes de la collection trouveront véritablement du plaisir à dénicher les photos d'animaux, et les objets rares qui manquent à leur collection. Moins poussé dans l'interactivité et l'apprentissage avec son animal que Nintendogs, Pony Friends s'attache plus à la personnalisation et à la collection. Il conviendra donc particulièrement à un public très jeune qui ne se formalisera pas de ne pas rentrer plus dans le fond des choses.

Test réalisé par Mathias Lavorel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux plus de 3 ans qui aiment les poneys et les ballades en forêt
- Aux amoureux et aux amoureuses de la photo et des poneys
- Aux collectionneurs de tous poils qui ne peuvent pas supporter de ne pas tout posséder


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