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Of Orcs and Men

Of Orcs and Men

Plutôt que de massacrer Orcs et Gobelins, si vous les incarniez pour savoir ce qu’il se passe dans leurs têtes ? Loin d’être des abruties, les Peaux-vertes de ce nouveau jeu de rôle luttent contre le pire prédateur : l’Homme.
L’humanité s’est unifiée en un seul empire. Un empire qui eut tôt fait de marcher vers le Sud pour étendre son territoire, au détriment des Orcs. Vaincus, massacrés, réduits en esclavage, les Peaux-vertes sont victimes d’un génocide organisé par une Inquisition toute puissante. Pour les Orcs désespérés, il ne reste qu’une chance : profiter de la complicité de résistants humains au régime impérial pour franchir le mur qui sépare les terres de l’empire de celles des Orcs, et tenter d’assassiner l’empereur lui-même !

Qui est gros ?
Arkaïl, puissant guerrier orc, fait partie de cette mission suicide. Pour l’infiltrer derrière le mur, il rencontre Styx, un étrange Gobelin magouilleur. Arkaïl est peu adepte de la finesse et pas franchement porté sur la négociation. Styx incarne la fourberie, la furtivité : un véritable maître-assassin (que ce soit à coups de dagues ou de vannes acides). Ce duo improbable vous accompagne tout au long de l’aventure. Lors des phases de dialogue, vous devrez choisir qui répond, ce qui conditionne ou non l’obtention d’informations supplémentaires ou l’accès à une quête annexe. Rien qui ne bouleverse toutefois l’aventure. Il y a largement moins d’influence de vos choix sur l’histoire que dans Le Trône de Fer, autre RPG de Cyanide Studio. Of Orcs and Men est une aventure linéaire, très (trop) linéaire qui se vit comme un film interactif. Car son point fort est là : la qualité des dialogues, le doublage français impeccable, les répliques cinglantes donnent un charisme énorme au duo. Ces Peaux-vertes arrivent à nous faire détester les hommes : bas, avides de pouvoir, querelleurs et mesquins. Oui, on a envie d’aller plus loin, de savoir comment Arkaïl et Styx vont s’en sortir. Oh que oui, on veut faire payer l’empereur. Alors on s’avale des niveaux sans caractère, taillés comme des couloirs, en suivant cette carotte scénaristique.

Le gros encaisse, le petit taillade

Présenté comme très tactique, le système de combat d’Of Orcs and Men est assez vite maîtrisé. Profitant de sa furtivité, Styx part éliminer les ennemis isolés ou hors du champ de vision de leurs compères sans être repéré. Une patrouille passe devant un cadavre ? Aucune réaction ! On peut donc suriner tranquillement... L’aspect tactique se mange déjà une grosse baffe d’Orc dans la bouche. Une fois la furtivité cassée, le vrai combat débute. Styx devra éliminer en priorité arbalétriers et piquiers/lanciers capables de tenir Arkaïl en respect. Oui, rapidement, on comprend que l’Orc renforcera sa résistance plutôt que de s’occuper de faire des dégâts. Et comme le nombre de talents à débloquer et à développer reste limité, on fait vite le tour de la question. Parmi les techniques, nous décernerons un prix spécial au lancer de Gobelin, particulièrement jouissif, qui permet d’atteindre des adversaires lointains ou en hauteur. Les affrontements utilisent un système de pause "active", semblable à ce qu’offrait Le Trône de Fer. Arkaïl et Styx ont chacun deux positions de combat (respectivement offensive/défensive et corps-à-corps/distance) où piocher les techniques à placer en file d’attente pour être exécutées. Pour mener à son terme l’aventure, il faut en gros une vingtaine d’heures de jeu. C’est peu pour un RPG, surtout quand l’action s’avère aussi répétitive. Mais voilà, ce titre a quelque chose de plaisant, un petit plus de charme qui séduit. Alors à vous de vous engager – ou non – en connaissance de cause.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 16 ans.
- A ceux qui en ont marre de massacrer des Orcs et des Gobelins avec un paladin.
- Aux joueurs pour qui la narration prime.
- Aux rôlistes.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Le Trône de Fer