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No One Lives Forever

No One Lives Forever

No One Lives Forever... mais qui donc a dit cela ? Sûrement pas l'agent spécial Cate Archer, qui, après deux ans de lutte contre le crime sur PC, reprend maintenant du service sur PlayStation 2.
Rien ne prédestinait la sulfureuse Cate Archer à devenir la crème des agents-secrets. En effet, après la mort prématurée de ses parents alors qu'elle n'avait que quatorze ans, la jeune-fille est bringuebalée d'orphelinats en foyers d'accueil. Pour subvenir à ses besoins, la donzelle donne rapidement dans la petite délinquance, jusqu'au jour où Bruno Lawrie, un agent de l'organisation anti terroriste UNITY, impressionné par son habilité et sa témérité, décide de l'enrôler dans son équipe.

Austin Powers en jupon

Passons sur ce prologue larmoyant pour entrer dans le vif du sujet. Maintenant membre de l'organisation UNITY, l'objectif de Cate est de déjouer les plans machiavéliques d'une organisation mafieuse connue sous le nom de code C.R.I.M.E (fallait le trouver celui-la !). Et bien que la majorité de ses missions se soldent par des échecs cuisants, ses misogynes de patrons persistent à l'envoyer accomplir des missions kamikazes aux quatre coins du globe : protéger un ambassadeur, photographier des documents top-secrets, libérer des otages, désamorcer ou poser des explosifs, aider un scientifique à passer le mur de Berlin, etc.
De quoi avoir les nerfs à fleur de peau, sauf que grâce à son physique à la Emma Peel et à son franc-parler, notre rouquine garde toujours son sang froid face aux répliques sexistes (et intégralement traduites en français) de collègues qui n'ont finalement, pas grand chose dans le pantalon.
Emma Peel sans John Steed

Si notre héroïne ne voyage jamais sans ses fringues bariolées et son nécessaire de maquillage, elle n'en oublie pas pour autant sa panoplie d'agent secret. Et quelle panoplie ! En plus de l'arsenal classique (mitrailleuse, fusil à lunette, etc.), miss Archer dispose de nombreux gadgets à faire pâlir James Bond lui-même : rouge à lèvre explosif, lunette en guise d'appareil photo, barrette pour crocheter les serrures, etc. Avec un tel bric-à-brac dissimulé sous sa jupette, notre Emma Peel de service n'a pas besoin de s'encombrer d'un John Steed. Pour gérer tout cet attirail, les flèches directionnelles font parfaitement l'affaire, pour ce qui est du reste des commandes, les déplacements et la visée s'effectuent aux sticks alors que les gâchettes de la manette servent à tirer et à recharger. S'il en résulte une maniabilité plus sensible que sur PC, le viseur automatique permet néanmoins de palier au manque de précision, et on est donc assez rapidement opérationnel.

Nostalgique jusqu'au bout

A sa sortie sur PC, No One Live Forever avait enthousiasmé les joueurs par ses décors kitch et ses couleurs flashies. Deux ans plus tard, si le style 70's conserve un certain charme, il est toutefois regrettable que les développeurs n'aient pas profité de cette adaptation sur PlayStation 2 pour réviser le graphisme à la hausse.
Les décors sont trop cubiques, pas suffisamment détaillés, et quant aux persos, même si leurs lèvres suivent correctement les dialogues, leur regards éteints et leurs postures rigides font que l'on a parfois l'impression d'avoir affaire à des pantins.
Quitte à faire dans les détails qui fâchent, continuons sur notre lancée avec la disparition du mode multijoueurs auquel suppléent quatre missions inédites (mais pas vraiment mémorables) mettant en scène Cate Archer à la glorieuse époque où la belle sévissait comme pickpocket. A croire que No Game Lives Forever... quel dommage !

Test réalisé par Carine Larsen

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- A ceux qui n'ont pas joué à la version PC
- Aux nostalgiques des seventies
- A ceux qui privilégient le scénario au graphisme


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