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No More Heroes : Heroes’ Paradise

No More Heroes : Heroes’ Paradise

Remake d’un titre Wii vanté pour son originalité il y a trois ans, No More Heroes arrive aujourd’hui sur PS3 dans une version complètement libre de toute censure. Travis Touchdown va encore frapper !
Trois ans après avoir égayé la ludothèque de la Wii par son originalité et sa direction artistique osée, No More Heroes débarque sur PS3 dans un remake "no limit", toujours plus sanglant et encore plus rebelle. No More Heroes, c’est l’histoire de Travis Touchdown, geek raté qui fait une charmante rencontre en la personne de Sylvia Christel, blonde sulfureuse aux formes affolantes qui va lui permettre d’intégrer la UAA (United Assassins Association), ligue où les meilleurs assassins se battent et s’entretuent pour devenir le meurtrier le plus réputé de la ville de Santa Destroy. Travis est classé 11ème et va devoir éliminer les hommes qui le devancent pour espérer atteindre la première place (et accessoirement pouvoir mettre Sylvia dans son lit).

Move ou Dualshock, choisis ton arme
Pour y parvenir, Travis va devoir exécuter des centaines d’ennemis avec son katana laser. L’utilisation du Playstation Move permet de retrouver le gameplay de la version Wii, où l’on mime les coups d’épées et où l’on finit les adversaires en suivant les indications à l’écran. Le contrôleur de Sony s’avère plus précis à l’usage que sur Wii, avec des enchaînements très naturels et toujours jouissifs. Mais No More Heroes s’en sort très bien même avec une manette classique. Deux boutons de frappe, un pour recharger le katana (qui se vide au fur et à mesure que vous donnez des coups), les sticks pour les "finish moves". Les premières joutes sont un peu confuses mais les combos dévastateurs s’assimilent assez vite. De nouvelles attaques viennent s’ajouter à la liste des mouvements au fur et à mesure de l’aventure en ramassant des masques de lutte mexicaine. Qui dit remake de NMH dit aussi le retour de l’humour gras (pour sauvegarder, il faut aller aux toilettes) et de la patte graphique si particulière de la série. Le rendu à l’écran est celui d’un comic super destroy aux décors cheap et aux personnages charismatiques (surtout les boss) caricaturés à l’extrême. Un esprit auquel il faut ajouter une touche gaming des années 80 avec des bruitages sortis tout droit de l’époque 8-bits et des classements présentés façon Space Invaders.

Version Director’s Cut

On peut tout de même reprocher deux choses majeures à ce remake : entre les phases de combat, Travis est obligé de parcourir la ville de Santa Destroy à la recherche de petits boulots (ramasser des noix de coco, tondre la pelouse) pour financer son prochain match classé. Amusant les deux ou trois premières fois, ces passages d’exploration à la GTA sont casse-pieds à la longue avec des missions pas très intéressantes et surtout la conduite d’une moto aussi maniable qu’un 38 tonnes. On oscille donc pendant les 15 heures de l’aventure entre éclate monumentale (en version non censurée qui plus est, ce qui n’était pas le cas de l’opus Wii) et passages rébarbatifs qui tuent le rythme de l’histoire. No More Heroes reste cependant un titre à part, tant par son approche artistique unique que par sa galerie de personnages atypique et son côté old school grassouillet qu’on retrouve toujours avec autant de plaisir. Un jeu que l’on conseille surtout à ceux qui ne connaissent pas la série (le contenu étant très proche de l’original) et qui risquent d’être agréablement surpris par cette dose d’hémoglobine et d’adrénaline qui sort des sentiers battus.

Test réalisé par Romain Mabil.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 18 ans et plus
- A ceux qui n’ont pas joué aux épisodes Wii

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