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Myst V : End of Ages

Myst V : End of Ages

Personnellement, à force de jouer à Myst, y a plus rien à creuser, j'ai un trou à la place du cerveau... La saga des Frères Miller aura marqué onze années de l'histoire des jeux vidéo. "End of Ages" en est le dernier opus, dans tous les sens du terme...
L'histoire est cruelle. Malgré la reconnaissance unanime, en tout temps, de la qualité et de l'originalité de leur travail, les Studios Cyan Worlds ont mis la clé sous la porte. C'est encore tout frais, ça s'est passé début septembre et ça possède ce goût amer des belles aventures qui finissent mal. C'est peut-être la fin des temps pour Cyan Worlds, mais pas pour les créateurs de Myst, espérons-le...

Première surprise

C'est le changement technologique osé qui voit la 3D temps réel remplacer la 3D pré-calculée. L'intérêt recherché est presque évident : intensifier le sentiment d'immersion du joueur. Si l'on met de côté Myst URU, épisode alternatif à la série, c'était sans doute une évolution attendue : la frontière entre ces deux mondes technologiques se réduit d'années en années, grâce aux innovations matérielles et logicielles. Mais c'était peut-être prématuré : le résultat est plus qu'honnête, sans être parfait. On a tendance à chuchoter : "oui, c'est très joli", là où dans les épisodes précédents, on s'extasiait : "c'est magnifique !".
D'autant plus que le design a pris un bon gros coup de zen en pleine poire. En clair, de l'art déco sur-meublé qui faisait le "Myst-touch" tant apprécié, on est passé au style tribal épuré. Quelques rares objets et personnages se parsèment sur des mondes à la superficie restreinte.
Le but : toucher un plus large public

On a le choix entre plusieurs systèmes de navigation : le fameux "point and click" classique, comme en 3D précalculée et une navigation libre que connaissent bien les joueurs de FPS. Avec le système classique, c'est parfois un peu tendu : on veut aller à droite, non il va tout droit, on veut faire demi-tour, non faut cliquer de l'autre côté... Mais il a l'avantage de poser le joueur devant les situations importantes, et d'éviter les ballades superflues. Dans tous les cas, il est conseillé d'avoir une bonne machine : Myst 5 tourne bien sur mon PIII 1 Ghz avec une ATI Radeo 8500, mais en résolution limitée (1024, et quelques options au minimum).

Comme d'hab', on comprend rien...

... Et c'est très bien, c'est ce qui fait que ça s'appelle Myst et pas Doom! Il faut un certain temps, comme à chaque épisode, pour appréhender le but du jeu (qui est pourtant expliqué au début, mais j'ai rien compris), ainsi que les nouveautés en matière de gameplay. Des créatures mystérieuses vous aident à résoudre les énigmes de Myst 5, c'est même déterminant !
Donnez-leur des ordres en gravant, à l'aide de la souris, des glyphes incantatoires sur les tablettes que chaque monde met à votre disposition. C'est un élément intelligent, qui permet de sortir du cheminement linéaire propre à ce type de jeu. Le gars qui s'est chargé de développer la reconnaissance de formes a du bien se prendre la tronche, rendons-lui hommage.
Ca sent la fin

Myst 5 ne contient que quatre petits mondes à visiter. Peu d'énigmes à résoudre, et le système des glyphes est parfois rébarbatif. Mais c'est un point faible qui ne gâche en rien la qualité légendaire de Myst. On est littéralement envoûté par son ambiance magique, et même si ce dernier opus fait un peu pâle figure à côté de son prédécesseur, Myst reste la référence du jeu vidéo en tant que média d'expression artistique.

Test réalisé par Loïc Berthelot

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Aux fans de la série
- A ceux qui veulent apprendre à jouer avec un ordinateur
- A ceux qui pensent que le jeu vidéo est un art


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- Myst III, Exile
- Myst IV, Revelations