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MotorStorm : Pacific Rift

MotorStorm : Pacific Rift

Développé par le studio Evolution Games, responsable de l’excellente série WRC sur PlayStation 2, le premier MotorStorm s’est imposé comme l’un des titres majeurs de la PlayStation 3. Sa suite, Pacific Rift, va-t-elle réussir à transformer l’essai ?
Dès la manette en main, pas de surprises fondamentales. MotorStorm : Pacific Rift est dans la droite lignée de son grand frère. Les sensations, comme la prise en main sont quasi-identiques. On note de petites évolutions comme la possibilité d’envoyer des coups de poing à gauche et à droite avec les touches L1 et R1. Tout comme un contenu beaucoup plus complet.

Efficacité avant tout

Comme le premier opus, Pacific Rift renoue avec la tradition du jeu d’arcade et a pour premier objectif de procurer du fun et des sensations de glisse sur des tracés hors piste spécialement étudiés pour assurer un maximum de spectacle. Malgré les apparences, c’est un jeu dans lequel il faut savoir lâcher l'accélérateur et apprendre à épouser le mieux possible le relief de chaque piste pour espérer remporter la victoire.
Les courses sont en effet remplies de tremplins, de grosses flaques de boue, de crevasses pleine d’eau et surtout de vicieuses petites bosses quasiment invisibles au premier passage qui feront littéralement décoller votre véhicule.
Le pilotage reste toutefois simple au niveau des commandes avec une boîte automatique obligatoire, un bouton d'accélération, un frein, un frein à main pour mieux déclencher les dérapages, et surtout un turbo. Ce dernier peut être utilisé sans autre limite que celle de la chaleur dégagée par le moteur qui explosera si vous avez la main un peu trop lourde. La bonne gestion du turbo sera donc primordiale pour la victoire tant il permet souvent de mieux contrôler son véhicule lorsqu'il patauge dans la boue ou de rattraper un dérapage mal engagé.

Métal hurlant

Dans Pacific Rift, pour gagner une course, il ne faut pas simplement se contenter de piloter sans défaut (même si ça aide). Il faut prendre plusieurs facteurs en considération. Tout d’abord, il faut tenir compte de la catégorie de véhicules utilisée. Chacune d’entre elles possède avantages et inconvénients non seulement par rapport au circuit mais aussi par rapport aux autres bolides en lice. Il faut faire attention aux spécificités du circuit sur lequel se déroule la course. Chaque tracé possède plusieurs embranchements qui laissent en permanence le choix du chemin à emprunter. Faut-il opter pour un petit passage étroit mais dangereux ou faut-il choisir une portion moins dangereuse mais qui rallonge un peu le tour ? Ces éléments sont renforcés par une intelligence artificielle à la limite de l’émergence qui donne lieu à des cas de figure extrêmement étonnants et toujours inattendus. Agressive, l’IA réagit constamment quand le joueur est en tête et va chercher à l’envoyer dans le décor. Elle n’est pourtant pas à l’abri de commettre des erreurs spectaculaires qui donne l’illusion d’un comportement humain. Additionnées, ces différentes données rendent chaque course de MotorStorm unique.

Fracasser la tôle en dix leçons

Pacific Rift réorganise intelligemment son mode championnat en le divisant en catégories bien distinctes. Elles sont toutes dédiées à un élément spécifique : l’eau, l’air, la terre et le feu. Cela permet d’approcher les courses de manière très différentes. Par exemple, les circuits proches de l’eau proposent des portions aquatiques où certains véhicules sont grandement ralentis. D’autre part, les épreuves ne sont plus cantonnées à de simples courses. Il y a du contre-la-montre, des courses par élimination, etc.
Cela permet de varier les plaisirs et de ne pas éprouver de lassitude en enchaînant les épreuves. Variété que l’on retrouve dans les nouveaux types de véhicules comme le fameux Monster Truck qui chatouille la suprématie des camions.
MotorStorm : Pacific Rift est donc très fidèle à son grand frère et ne bouleverse en rien la recette. Il faut le voir comme une version XL : plus de contenu, plus de véhicules, plus de circuits. Pourtant, la formule fonctionne toujours impeccablement et le plaisir est intact. Pacific Rift confirme également que MotorStorm est désormais une série qui compte dans la galaxie PlayStation. Chirurgical et sauvage, le soft s’impose comme l’un des meilleurs jeux de course de la machine.

Test réalisé par Emmanuel Touchais.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- A ceux qui aiment la course option Mad Max
- A ceux qui aiment la nature sauvage


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