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Miami Vice : The Game

Miami Vice : The Game

Malgré l'aura de la mémorable série télé des années 80 et un film de l'été à gros budget, il y a de fortes chances que les deux flics ne soient plus vraiment vos amis-amis après leur passage sur PSP.
La première escapade de Sonny Crockett et Ricardo Tubbs n'avait pas laissé un souvenir impérissable dans nos mémoires. Avec le temps, une nouvelle équipe aux manettes, et l'évolution de la technologie, nous étions en droit de rêver à un jeu digne de nos héros dont les goûts vestimentaires font encore frémir. Malheureusement, la malédiction de l'exploitation des licences de films a encore frappé, et si il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, il faut reconnaître que l'eau est bien sale, et le bébé bien chétif.

Ça présentait bien pourtant

Après avoir choisi l'un des deux détectives, votre objectif est simple, éradiquer le trafic de drogue de Miami. Sur le papier, la gageure est très alléchante, car pour titiller les barons de la came là où ça fait mal, il va falloir infiltrer le milieu, payer des indicateurs, dealer, casser de la petite frappe, et porter le costard en lin blanc pour avoir la classe. Une carte de la ville avec quelques destinations de choix s'offre à vous. D'un côté l'aventure principale qui fait avancer l'histoire, et de l'autre toutes sortes de lieux qui vous permettent d'engranger de l'argent, des armes et des informations pour vos missions, comme la localisation des ennemis, de la drogue, des trousses de soin etc.
Dans la pratique, faire vos courses pour devenir un flic de choc ne consiste qu'en quelques menus, ou mini-jeux très basiques. Au fil du temps, vous ne ferez que reproduire les mêmes actions entre les missions, effritant inexorablement l'enthousiasme du début.
Je pointe et je tire

L'aventure principale se déroule toujours de la même façon. Après une petite cinématique, vous traversez un niveau très linéaire, en tentant de remplir quelques objectifs. Pas d'itinéraire bis, un seul chemin, des ennemis à dessouder et des objets à ramasser. Plus la difficulté augmente, et plus les maffiosi sont nombreux et armés puissamment. L'intelligence artificielle n'est pas inexistante, les méchants se mettent à couvert, mais leur QI doit difficilement franchir la dizaine. Que cela ne vous encourage pas à foncer dans le tas pour faire le ménage en deux temps trois mouvements. La jouabilité est tellement raide et mal pensée qu'il est impossible de progresser autrement qu'en avançant le plus possible à couvert, en éliminant un à un les malfrats. En effet, tirer empêche votre héros de bouger. Seule la cible se déplace et avec une lenteur qui vous prive d'un balayage rapide du champ de vision. Il n'est donc pas rare de se faire canarder sans savoir d'où viennent les tirs, ce qui devient à l'usage très pénible. Pour un jeu dont l'objectif principal est de flinguer à tout va, l'interface est frustrante et inadaptée.

De belles choses pourtant

Réussi graphiquement dans son ensemble, certaines postures du personnage sont très convaincantes, lors des sauts par dessus un comptoir, ou pendant les tirs à couvert par exemple. Les quelques missions aux commandes d'un hors-bord, même si elles sont foncièrement basiques, s'intercalent dans l'aventure et apportent un petit vent frais. De même, l'idée d'utiliser la réputation, qui nécessite des prises de risque pour augmenter, mais qui permet d'obtenir plus facilement des informations ou de l'argent est une excellente initiative.
Tout ceci aurait pu sauver le jeu, cependant, ces éléments ne sont pas véritablement exploités, et s'avèrent trop superficiels et sans réel impact pour devenir intéressants.
L'effet papier tue-mouches

Attirant et scotchant au premier abord, ce qui au début pouvait ressembler à un petit frère de GTA Liberty City stories, n'en a que la couleur, mais sûrement pas le goût, et encore moins la richesse. Bien que joli graphiquement, les défauts de jouabilité, ainsi que le manque de renouvellement et d'intérêt des missions autant que des à côtés, a vite fait de nous faire regretter la série télé dont il ne reste vraiment plus rien.

Test réalisé par Mathias le Tubbs de l'été Lavorel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- A ceux qui cherchent à tout prix un jeu de tir sur PSP
- Aux inconditionnels du film Miami Vice
- A celles et ceux qui ont plus de 18 ans
- A ceux qui veulent se poiler devant la modélisation de Colin Farrell (même sa mère aura du mal à le reconnaître)


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