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Metal Gear Rising : Revengeance

Metal Gear Rising : Revengeance

L’annonce d’une association entre les géniteurs barrés du beat’em all Bayonetta et l’univers très codifié de la série d’infiltration Metal Gear a de quoi surprendre, effrayer même. Et pourtant…
Cette étrange collaboration avec le studio Platinum Games est avant tout la conséquence d’un échec, celui du studio Kojima Productions qui voulait exploiter l’idée de "tout couper" avec Raiden dans l’univers de Metal Gear. Séduisant sur le papier, le concept montre vite ses limites en pratique. La bonne nouvelle, c’est que Platinum en a parfaitement conscience.

Façon puzzle

Du coup, si l’on peut toujours ralentir le temps brièvement pour débiter ses adversaires en petits cubes ou trancher certains éléments du décor afin de faire s’effondrer un pont par exemple, le gameplay s’enrichit de nombreuses autres mécaniques. Le Zandatsu par exemple, transcende l’idée de base. Au moment où vous avez suffisamment affaibli les résistances d’un adversaire pour le découper, vous êtes mis au défi de toucher un point spécifique qui permet d’extraire sa source d’énergie pour recharger vos batteries. Un minijeu en quelque sorte, particulièrement addictif. Idem pour le système de contre. MGR reste une beat’em all relativement accessible dans le sens où vous n’avez pas vraiment besoin d’apprendre de nombreux combos. Deux boutons suffisent à sortir des attaques impressionnantes. Par contre, le jeu met les réflexes à rude épreuve. Pas d’esquive, pas de contre : pour échapper à l’attaque d’un ennemi, vous devez soit fuir, soit attaquer au moment précis où l’adversaire porte son coup, et dans sa direction. Une fois maitrisé, le système s’avère juste jouissif.Raiden ! Raiden ! Raideeeeeeen

Et cela ne s’arrête pas là : boss complètement délirants aux styles très inventifs, phases d’infiltration (oui, avec la mythique caisse en carton), courses-poursuites survoltées, contrôle de drone à distance, items cachés à découvrir, amélioration de personnage, armes secondaires, tout est fait pour entretenir le rythme et assurer la diversité. Bref, un vrai beat’em all… et un vrai Metal Gear. On sent en effet la patte du studio de Kojima dans les cinématiques, les dialogues et surtout les thématiques abordés, dont le sérieux tranche (ah ah) parfois avec le délire ambiant. Guerre, économie, enfants soldats, cybernétique, perte de contrôle. Malgré le penchant caricatural, cela confère une certaine profondeur au personnage de Raiden, à l’univers. Les fans pourront même creuser l’histoire à travers une foultitude de conversations accessibles depuis l’emblématique codec, les allergiques pourront tout zapper pour se focaliser sur l’action.

Infiltration en carton

Si la production de Platinum brille sur de nombreux points, il reste cependant quelques zones d’ombre. Le système de combat, comme évoqué, manque un peu de la profondeur d’un Bayonetta ou d’un Devil May Cry. Il y a quelques approximations dans les déplacements et l’infiltration reste assez fantaisiste. La réalisation, malgré une mise en scène spectaculaire, souffre d’environnements assez termes. Enfin, le jeu reste court (7 heures environ) même si quelques missions VR et le système de score peuvent prolonger le plaisir. Toujours est-il que cette fructueuse collaboration offre aux amateurs de beat’em all un titre réjouissant qui a le mérite d’être original. Une qualité plutôt rare dans le genre actuellement.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- Aux amateurs de beat’em all.
- Aux fans de l’univers de Kojima comme à ceux qui ne l’aime pas spécialement.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Bayonetta
- DmC Devil May Cry