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Medal of Honor : Warfighter

Medal of Honor : Warfighter

Revenu sur le devant de la scène en 2010, Medal of Honor n’avait pas totalement convaincu. Une nouvelle fois, nous suivons l’unité d’élite qu’est le Tier 1 américain.
Les revoici : les hommes du Tier 1, l’élite de l’élite des forces américaines, signent pour un nouvel opus de Medal of Honor. Dans Warfighter, ils sont engagés dans la traque d’un homme, cerveau d’attentats meurtriers. En suivant la piste d’explosifs, nos commandos voyagent de Dubaï au Pakistan en passant par la Somalie. Toujours en distribuant du plomb sur les terroristes de tout poil qui ralentissent la progression.

SOS script

Selon les développeurs, les missions s’inspirent de faits réels. Attention, n’attendez pas une simulation car ce discours contraste avec la réalité de ce qu’est Medal of Honor, à savoir un jeu où le spectaculaire prime.On tue des ennemis par centaines, on fait tout péter et surtout on profite d’une gestion a minima de son stock de munitions pour balancer des bastos sans compter (et en hurlant devant l’écran, s’il vous plait). A l’instar d’un Call of Duty, votre progression est linéaire et se base sur le recours à des événements scriptés. Mais là où Infinity Ward le faisait correctement dans Modern Warfare, Danger Close se rate joyeusement avec Warfighter. La campagne n’est certes pas mauvaise, mais elle se révèle insipide. On enchaine des situations déjà vues et surtout on finit par avoir l’impression que le studio ne sait pas comment conclure certaines phases laborieuses. Pour soutenir tout cela, le scénario décousu suit deux soldats du Tier 1 en nous jetant au visage les jolis clichés patriotiques de gentils soldats qui sont aussi des hommes et des papas dans la vie. Le kitch, le convenu et le gnagnan règnent en maître.

Frostbite m’a tuer

Pour Warfighter, c’est le moteur de Battlefield 3 qui a été mis à contribution, à savoir Frostbite 2. En théorie, cela devrait assurer moult destructions d’environnement et une ambiance tant sonore que graphique d’enfer. En pratique, le moteur est sous-exploité dans tous ses aspects. Sans s’avérer laid, on ne peut pas dire que le jeu soit très beau. Les environnements manquent de finesse et la réalisation est clairement plusieurs crans en-dessous de celle de Battlefield 3. Un passage par le multijoueur suffit à énerver : les séances de fusillade entre participants ne provoquent pas de destructions comparables à ce que nous sert le titre de DICE. Pire, les cartes multijoueurs empêchent les combattants de grimper où ils veulent, les bloquant devant un muret et obligeant à suivre des itinéraires en couloir. Dans ces configurations, jouer sniper relève du masochisme tant le gameplay vertical s’avère limité. Warfighter reprend le Battlelog pour suivre vos statistiques. A vous de choisir les forces spéciales d’un des pays du jeu puis d’opter pour une classe. Chaque combinaison vous donne accès à certains armements et bonus de soutien. Quand vous engrangez assez de points de soutien, vous pouvez déployer un bonus offensif ou défensif (tir de mortier, drone de reconnaissance, écran de fumée, etc.). Capture de drapeau, contrôle d’objectifs, destruction de cibles-clés sur la carte : les modes traditionnels répondent présent. Mais entre le dynamisme d’un Modern Warfare et les vastes étendues d’un Battlefield 3, Warfighter aura du mal à trouver sa place. Nos ressortons donc du dernier Medal of Honor avec un avis mitigé. Clairement le jeu n’est pas brillant et mérite la moyenne, sans plus. Sa réalisation manque de finition et surtout l’ensemble n’a pas de personnalité. Le minimum syndical nous est servi du début à la fin.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs à partir de 18 ans.
- A ceux qui aiment les gentils soldats US.
- Aux fans du premier épisode.
- Aux joueurs qui veulent soutenir leur pays en ligne.

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