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Lollipop Chainsaw

Lollipop Chainsaw

Ecartez les enfants, le PEGI est clair, la jeune Juliet et sa tronçonneuse baignent dans le sang, le sexe, et la violence. Racoleur ? Assurément, mais cela ne signifie pas pour autant que c'est mauvais.
C'est l'anniversaire de Juliet : 18 ans ! En se dépêchant de retrouver son petit copain, la pom pom girl que la nature a généreusement pourvu, et qui est plutôt courtement vêtue, réalise que le lycée et la ville toute entière sont en proie à une incroyable invasion de zombies. Catastrophe ? Pas vraiment, sa famille toute entière et elle-même sont spécialisées dans la chasse aux morts-vivants. La cinématique d'introduction affiche clairement la carte de la caricature, et se réfugie derrière cet atout imparable pour à peu près tout se permettre. Blagues graveleuses, absurdités, non-sens, violence, rien n'est grave puisque nous sommes dans le xième degré. Les dialogues sont drôles, les références cinématographiques, de Georges Romero, le spécialiste des zombies, aux Monty Python, sont nombreuses, les situations sont surprenantes voire complètement improbables. Bref, tout semble réuni pour que le joueur entre et sorte de ce grand défouloir avec le sourire. En pratique, cependant, quelques grains de sable enrayent ce qui ressemble de l'extérieur à une mécanique rutilante parfaitement huilée.Courbes généreuses et chairs putréfiées

Techniquement, le jeu n'est pas très impressionnant, il souffre même de quelques petits soucis largement pardonnables, comme du clipping. L'habillage, dans un style BD, est réussi. Cependant, les phases de jeu manquent un peu de détails, de finitions. Heureusement les personnages, charismatiques et attachants, et les dialogues, drôles et décalés, parviennent à nous faire oublier la forme générale du jeu au profit des formes de Juliet et de ses échanges verbaux. Du côté du gameplay, Juliet manie avec une grande agilité sa tronçonneuse. Elle virevolte dans tous les sens, alternant avec classe les coups de pied, coups de poing et découpages. Malheureusement, dès qu'elle utilise une arme avec viseur, là, les choses sont un peu plus poussives. Rien de dramatique, on finit toujours par s'en sortir, mais déplacer la cible se révèle un peu pénible et pas vraiment précis. L'imprécision globale semble vouloir être justifiée par le côté dérision et second degré. Après tout, ce n'est pas grave, c'est pour rire !

Attention chérie, ça va tronçonner

Ici, le but est simple : éradiquer tous les zombis. Plus vous atomisez de morts-vivants, et plus vous engrangez de pièces pour acheter des améliorations physiques ou des combos pour votre personnage. Même si cela est difficile, il est possible d'avancer sans trop s'attacher à la façon de se battre, mais plus vous êtes précis et technique, et plus le jeu vous récompense. Moins superficiel qu'il n'y paraît, la mécanique de jeu s'adresse donc plutôt aux habitués de la manette. Malgré quelques bonus cachés çà et là, les niveaux sont linéaires, et finissent par être trop répétitifs. Pour mettre un peu de rythme dans les phases d'éradication massive, de nombreux Quick Time Event font leur apparition. Sympathique, ils ne changent quand même pas fondamentalement la donne. Lollipop Chainsaw n'est pas révolutionnaire, ni exempt de tout défaut, il est juste un pur défouloir plutôt drôle et délectable, pour des adultes en quête de grand n'importe quoi, de petites culottes et de zombis.

Test réalisé par Mathias Lavorel.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux adultes (plus de 18 ans donc) qui aiment les petites culottes et le massacre de zombis.
- Aux adeptes de la manette qui aiment apprendre et exécuter de nombreux combos.
- Aux amateurs des ambiances cinématographiques zombies/teenagers.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Dead Rising 2
- MadWorld sur Wii.