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Loki

Loki

Longtemps absents sur le secteur pourtant juteux des Action-RPG, les français semblent enfin se réveiller. Après Silverfall l’année dernière, c’est au tour de Loki de tenter sa chance. Parviendra-t-il à faire tituber le titan ?
Tout se paie, tôt ou tard. Seth, sorti de sa prison, compte bien se venger des dieux égyptiens, nordiques, grecques et aztèques l’ayant autrefois banni. Ses troupes se déversent dans chaque dimension et, aidé par des divinités locales rabrouées, il sème le chaos et la désolation. Mais c’est en temps de crise que surgissent les plus grands héros.

Seth ans de malheur

On dit qu’il faut parfois gratter la surface pour découvrir la véritable qualité des choses. Dans le cas de Loki, vous pouvez sortir la pelle, voir le marteau-piqueur. Première strate à percer : la puissance, car il s’avère difficile de profiter d’un rendu visuel et d’une fluidité optimums sans une solide configuration. Seconde couche : la prise en main. Loki ne se montre pas didactique pour un sou, larguant le joueur quasiment sans le moindre conseil sur son avatar, le système d’évolution, de religion où les différentes possibilités de customisation. Plus déroutant encore : l’interface délaisse l’habituelle présentation graphique au profit d’un catalogue textuel plutôt mal fichu. Comparez les différents équipements, les effets d’un changement ou s’y retrouver parmi les différents téléporteurs d’une région (dont on ne possède aucune carte générale) n’a rien d’évident.
Les premiers pas dans le jeu s’avèrent d’autant plus rédhibitoires que les ennemis ne vous font pas de cadeaux : les morts (simplement sanctionnées par un retour au début de la zone) se multiplient alors que les équipements sont rares.
Et même sur le long terme, certaines impressions négatives persisteront, tel que la structure répétitive des niveaux (théoriquement générés aléatoirement, mais souvent identiques), le manque de variété des environnements au sein d’une dimension, la relative lenteur de progression du personnage ou les chargements qui traînent. Cependant, si l’on creuse, ce n’est pas pour enterrer mais pour déterrer.

Loki dort

Car progressivement, on prend ses marques et les qualités de Loki émergent. Cyanide assure les bases avec quatre classes charismatiques, riches, variées, voire originales. On retrouve le sorcier (mago), le guerrier (baston !), la combattante (type amazone) et la Chaman (métamorphose, invocation, évolution dans le monde des esprits). Chacun possède trois dieux et en sacrifiant une partie de son expérience à l’un d’eux, il accèdera à des pouvoirs (204 en tout). A vous de voir s’il vaut mieux se concentrer sur une divinité (plus de puissance) ou alterner (plus de polyvalence). Les équipements, qui finissent par tomber régulièrement, offrent tous les attributs que l’on peut espérer : degré de rareté, bonus divers, possibilité de sertir des runes, de désassembler les armes pour en faire de nouvelles… Classique mais efficace, tout comme les combats qui se révèlent assez frénétiques. Loki s’appuie aussi son univers au sens large. L’histoire, très fidèle dans son utilisation des panthéons, offrent des moments intéressants (combattre Cortez et brûler ses navires, piéger Fenrir) et s’étend sur de très longues heures.
Au delà du premier passage qui vous prendra une trentaine d’heures, refaire le jeu à un niveau de difficulté supérieur (3 en tout) s’inscrit dans l’intrigue et vous découvrirez de nouvelles zones ainsi que de nouvelles quêtes.
Alors certes, tout cela n’efface pas les défauts du titre ou le mode multi dispensable, mais une fois passé les premières heures, Loki se montre assez attachant pour satisfaire les fanatiques du genre, même s’il risque de lasser sur le long terme.

Teste réalisé à partir de la version du patch 1.0.0.2 par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans
- Aux fans de Hack & slash en état de manque


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Titan Quest
- Diablo 2
- Silverfall