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Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne

Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne

Tintin fait partie de ces rares héros de BD envers lesquels le jeu vidéo s’est montré plutôt clément. A l’occasion de la sortie du film d’animation, Ubisoft prolonge l’aventure du plus célèbre des reporters sur console.
Si le nom de Tintin évoque votre jeunesse, sachez que cette adaptation risque d’en faire autant. Loin des ambitions de leurs précédentes licences de film, Le secret de la Licorne évoque des jeux antiques tels que Lode Runner, Elevator Action ou Prince of Persia, l’original.

Prince of Hergé

Il faut dire que si le jeu possède un moteur 3D, la caméra offre presque tout le temps une vue de profil et le gameplay s’assimile à un jeu de plateforme 2D. Doté d’une impressionnante souplesse, Tintin court, saute, roule, escalade et bondit de mur en mur avec la grâce d’un prince arabe. Heureusement, ces emprunts n’empêchent pas au titre de développer sa propre personnalité. Esthétiquement, le jeu se montre fidèle au film, lui-même plutôt respectueux du trait original d’Hergé.L’aspect BD transparaît à travers les postures caricaturales des personnages assommés, leur façon de s’écraser contre un mur avant de glisser lentement ou de voir des petites étoiles tourner lorsqu’ils sont K.-O. Le gameplay aussi prend ses marques. Si l’aspect acrobatique manque un peu d’originalité, le plaisir réside surtout dans la façon dont on se débarrasse des ennemis. Car le reporter a beau savoir se battre, il encaisse... comme un reporter. Mieux vaut donc opter pour des moyens plus subtils. Divers passages permettent de contourner les gardes pour les avoir par surprise. On peut faire chuter divers éléments du décor, profiter d’un "terrain glissant" et jouer avec les rebonds lorsqu’on lance des projectiles.

Mini… boulets

Alors certes, le concept est simple, le rendu à la limite de ce que l’on peut trouver sur le XBLA ou le PSN, mais le résultat n’en reste pas moins fun, rythmé et très agréable. Le problème, c’est qu’Ubisoft intercale divers minijeux discutables : quelques séquences en avion sans grand intérêt, une course-poursuite en side-car assez ridicule où l’on dézingue des motos et des hélicoptères avec un lance-pierre (Rambo, t’es nul !), sans oublier les flash-backs dans la peau du Capitaine François de Haddock prenant la forme de combats à l’épée sur rail d’une mollesse soporifique. Autant d’interludes imposés dont la principale légitimité semble être leurs compatibilités avec le PlayStation Move mais qui au final desservent l’aventure.

Un peu court jeune homme

Une aventure qui d’ailleurs manque un peu de souffle puisqu’elle se boucle en moins de 5 heures. Conscient du problème, le studio étale la confiture avec une série de défis s’appuyant sur les minijeux (ah non !) et un mode en coopération proposant d’explorer des niveaux inédits, issus des délires du capitaine Haddock. L’idée est amusante car on peut y incarner différents personnages aux aptitudes spécifiques et cela exploite le meilleur aspect du jeu sans s’éloigner des mécaniques de la campagne. A défaut d’être un grand jeu susceptible de séduire les gamers, ce Tintin reste capable de plaire au public désireux de retrouver l’ambiance du film.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 12 ans.
- Aux fans du film.
- Aux nostalgiques des jeux Tintin.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Prince of Persia (l’original)
- Elevator Action
- Lode Runner