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Le Choc des Titans : Le jeu vidéo

Le Choc des Titans : Le jeu vidéo

Nous ne naissons pas tous égaux. Tiré d’un film plutôt quelconque, proche en date comme en thématique du monumental God of War, Le Choc des Titans voit le jour dans un contexte difficile et ses géniteurs ne lui font pas de cadeaux.
Si le jeu retranscrit plutôt fidèlement les aventures de Persée narrée dans le long métrage, il se trouve évidemment contrait d’ajouter divers éléments pour atteindre une durée de vie décente. Ce récit homérique d’hommes s’opposant aux dieux de l’Olympe s’entrecoupe donc de travaux aussi prestigieux qu’aller chercher une sœur, pêcher un poisson, trouver une plante soignant la diarrhée ou tabasser la plèbe qui préfèrerait voir une princesse se sacrifier plutôt que de se ramasser un Kraken sur le coin de la tronche. Les lâches ! On enchaîne ces quêtes qui impliquent de passer 2, 3 ou 6 fois dans une même zone (île, ville, marais, déserts) en massacrant assidûment les monstres locaux. Le choix d’un beat’em all s’imposait naturellement, mais il implique malheureusement des comparaisons avec de très récents chefs-d’œuvre.

Le couteau grecque
La bonne idée du jeu réside dans son arsenal. On récupère une quantité insensée d’armes secondaire (épées, marteaux, haches, arcs, orbes magiques offensives et défensives, etc.) conférant chacune des aptitudes spécifiques que l’on peut améliorer. Parallèlement, les adversaires sont plus ou moins sensibles à certaines armes, en théorie. Parce qu’en pratique, on débranche les neurones et on bourrine presque toujours le même combo, balançant un coup de marteaux par-ci, un coup d’épée enflammée par-là, pendant que l’allié héroïque sélectionné tombe à répétition dans le vide. Après Bayonetta ou Kratos, difficile d’apprécier un Persée qui enchaîne ses coups de façon parfois imprécise, avec une latence énervante (pour les sauts), des esquives d’une utilité discutable et des Quick Time Event dénués de challenge. Ce n’est pas la réalisation qui relève le niveau. Malgré des modèles à peu près corrects (tant que l’on ne tente pas de reconnaître les acteurs du film), il faut se coltiner l’aliasing, les animations douteuses et des environnements pauvres, pourtant entrecoupés de chargements tous les 50 mètres. Le Choc des Titans n’est pas un ratage complet, mais qui voudrait perdre son temps et son argent sur ce titre lorsqu’il y a Bayonetta ou God of War III ?

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 16 ans

Vous aimerez si vous avez aimé :
- God of War III
- Bayonetta