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Pour adapter un film entièrement dédié aux LEGO en jeu vidéo, quoi de mieux que de faire appel à un studio qui maîtrise le genre ? TT Games a en effet un certain passif dans l’animation de nos jouets en plastique.
Cette fois, il ne s’agit pas de caricaturer l’univers Marvel, de revisiter la saga Indiana Jones ou encore de brocarder Le Seigneur des Anneaux. Le studio TT Games met toute son expérience des jeux LEGO au service de l’adaptation du film LEGO La Grande Aventure qui rencontre un franc succès au cinéma. Le film étant déjà lui-même loufoque, on n’en attend pas moins du jeu. Et sur ce plan on peut dire que vous allez être servi tant ça part dans tous les sens. Vous voici dans la peau d’Emmet, petit personnage LEGO anonyme qui travaille sur les chantiers. Il n’est pas courageux, n’est pas sûr de lui, n’a pas vraiment d’amis, et pourtant il serait le Spécial. Euh, oui, et alors ?

Entre les murs
Emmet va découvrir qu’il existe d’autres mondes que le sien avec ses villes et ses tours qu’il passe son temps à bâtir. Le grand méchant Lord Business a séparé chaque univers LEGO avec de vastes murs qu’une poignée de résistants tentent de faire tomber. Dommage pour Emmet, une prophétie dit que c’est lui qui va chasser le despote. Oups… Ce concept tout bête qui vous invite à voyager d’un univers LEGO à l’autre est l’assurance de se retrouver dans des situations complètement bordéliques. En plein Far-West débarquent des voitures de police – parfois volantes – au beau milieu des cowboys. Vous allez passer l’arme à gauche quand Batman intervient : oui, c’est n’importe quoi, et c’est comme ça tout au long du jeu. Autant ne pas vous en dire plus pour ne pas gâcher votre plaisir. Précisons juste que vous allez visiter les nuages, ou vous aventurer sur et sous l’eau.

Ça m’énerve !
En dépit de la bonne dose de folie du jeu, de ses courses poursuites improbables ou encore de ses personnages hilarants, TT Games tire un peu trop sur la ficelle. Il y a vraiment des moments où on se demande quand le niveau va s’arrêter parce qu’un certain ennui finit par se faire ressentir. A trop vouloir nous proposer d’idées décousues, les développeurs nous font tourner en rond. Pire, notre jeu sur PS4 a accumulé les bugs énervants. Personnages nous accompagnant qui restent bloqués (en plus de ne servir à rien tant l’intelligence artificielle n’aide pas en plein combat), scripts qui ne se déclenchent pas, cinématiques qui bloquent et obligent à recharger le niveau gâchent le plaisir. Quand on connait l’expérience de TT Games dans ce genre de titres, on se demande vraiment comment ils ont fait pour rater ça !

Construction / déconstruction
Sur le principe, LEGO La Grande Aventure reprend exactement le gameplay des précédents jeux du studio. On trouve toutefois une plus grande interaction avec l’environnement entièrement modélisé en LEGO. Certains passages demandent de faire collaborer trois ou quatre héros afin de pouvoir franchir des obstacles. Uni-Kitty est, par exemple, le seul personnage à pouvoir interagir avec les briques arc-en-ciel. Le joueur doit souvent utiliser des personnages spécifiques pour déconstruire trois éléments précis du décor, objets ou véhicules afin de concevoir autre chose. Il convient alors de se placer sur un point précis au sol et de désigner les trois cibles à "déconstruire". Emmet, lui, a besoin de plans pour fabriquer des objets et doit donc en trouver les pages avant qu’un minijeu ne se déclenche. Dans le temps imparti, le joueur doit choisir parmi une proposition de pièces de LEGO la bonne à insérer à la place indiquée. Et ce plusieurs fois de suite pour les plans les plus complexes. Ajoutez également le piratage informatique aux compétences d’un pilote de vaisseau spatial (au demeurant très idiot). LEGO La Grande Aventure s’inscrit dans la tradition des titres TT Games. On ne peut nier l’inventivité des développeurs dans la conception des niveaux mais on a l’impression que leur produit souffre d’un manque de finition. Il est regrettable de trouver certaines phases longuettes et de voir autant de bugs dans une formule supposée maitrisée.

Test réalisé par Arnaud Papeguay.