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L.A. Noire

L.A. Noire

Meurtres, corruption, femmes fatales, Lucky Strike et Jack Daniel’s, L.A. Noire vous plonge au cœur de la Cité des Anges dans les années 40. Prêt à mener l'enquête ?
Fondé par Brendan McNamara (créateur et scénariste de The Getaway sur PlayStation 2), Team Bondi nous livre sa première production avec L.A. Noire, réalisé sous la bannière de Rockstar Games. Le cœur du concept, c’est de plonger le joueur dans un film ou un roman noir dont il est le héros.

Comme dans un roman de James Ellroy

Pour cela, les créateurs ont passé un temps considérable à tisser une ambiance crédible en faisant des références discrètes et intelligentes aux plus grands classiques du genre. Du Faucon Maltais à Sueurs Froides en passant par Assurance Sur La Mort ou plus récemment à L.A. Confidential, tous les grands films sont évoqués au fil de l’aventure, sans parler des romans de Hammett, Chandler ou Ellroy.Le scénario et l’écriture ont fait l’objet d’un soin tout particulier, tout comme la reproduction minutieuse du Los Angeles des années 40. En 1947, Los Angeles est en pleine expansion économique tandis qu’Hollywood entre dans son " âge d’or". Derrière cette apparence idyllique, il y a une autre réalité : celle de la violence et de la corruption. La fin des années 40 est la période la plus brutale dans l’histoire de la ville. C’est dans ce contexte historique très particulier que l'on incarne Cole Phelps, un vétéran décoré de la Seconde Guerre mondiale, embauché par la police pour redorer son blason après de multiples affaires de corruption qui ont miné la confiance de la population. Phelps va gravir les échelons en résolvant plusieurs crimes inspirés par des faits réels de l’époque, notamment le fameux "Dahlia Noir". Il ne s’agit bien entendu pas d’enchaîner des séquences d’enquêtes sans queue ni tête, mais au contraire de découvrir un scénario captivant et très habilement tissé se déroulant au grès de la carrière policière de Cole Phelps qui débute en tant que simple agent battant le pavé.

Los Angeles Police Blues

Au fil de sa progression dans la hiérarchie de la police, Cole Phelps va devoir résoudre plusieurs types d’enquêtes : vols, escroqueries, crimes… Une enquête nécessite systématiquement d’interroger des témoins, de relever le moindre indice et de tirer les conclusions qui s’imposent en faisant appel à sa propre capacité de déduction. Sur un crime par exemple, il faut passer au peigne fin la scène du crime à la recherche d'objets susceptibles d'aiguiller l'enquête sur une piste. Bien entendu, tout n'est pas forcément en relation avec le délit. Une bouteille de whisky dans une poubelle ne signifie pas qu’elle appartient au meurtrier présumé. Il faut également manipuler le corps de la victime. Difficile de rester impassible devant un corps inerte et mutilé, c'est avec un mélange d'émotion et de dégoût qu'on observe chaque parcelle de chair dans l'espoir de découvrir quelque chose, n'importe quoi, qui puisse donner une piste à suivre. Au lieu de faire scintiller les preuves, la Team Bondi a opté pour quelque chose de beaucoup plus élégant : la présence d'éléments concluants est soulignée par une petite musique jazzy et une légère vibration de la manette. Dans le même ordre d'idée, lorsqu'on entend de la musique dans un lieu, ça signifie qu'il reste encore des indices à trouver. Les éléments les plus importants (noms, lieux, objets, etc.) sont automatiquement répertoriés dans un carnet que l’on consulte à loisir, y compris durant un interrogatoire, pour réfléchir à la manière de faire progresser l'enquête.

En démarrant une enquête, Cole obtient un point d'intuition. Il peut en gagner quatre supplémentaires s'il réussit à trouver toutes les preuves sur une scène de crime ou s'il mène un interrogatoire à son terme sans faire d'erreur. Lorsqu'ils sont activés (via le carnet) ces points permettent de révéler durant quelques secondes l'ensemble des preuves disponibles dans les environs immédiat de Cole. Lors d’un interrogatoire, ils permettent d’éliminer une partie des questions possibles pour ne laisser que les plus pertinentes. Les interrogatoires sont criants de réalisme et se situent soit dans la salle dédiée du commissariat ou de manière plus informelle dans les différents lieux que l’on explore durant une enquête. Dans les deux cas, on peut adopter une des trois réactions disponibles : "croire, douter, accuser". Il est possible d'observer attentivement la personne interrogée d'une simple pression sur le stick R3. En choisissant "croire" l'interrogatoire se poursuit sans accroc, "douter" en revanche rend Cole plus agressif dans ses questions, et enfin "accuser" vise à déstabiliser le suspect et le mettre devant un mensonge ou une contradiction majeure. Dans ce cas-là, il faut se servir des indices récoltés dans le carnet durant l'enquête pour appuyer son accusation. Dans le cas contraire, le suspect peut se rétracter et refuser de parler.
La plupart des enquêtes peuvent être solutionnées de plusieurs manières, ce qui laisse entrevoir beaucoup de possibilités et une rejouabilité importante.

Le jeu "intelligent"

Avec un gros travail d'ambiance, une réalisation saisissante (les animations sont à tomber grâce à la technologie MotionScan), une construction du suspense digne des meilleurs polars, une atmosphère mélancolique qui rappelle Boulevard du Crépuscule malgré la couleur (il est d’ailleurs possible de passer le jeu en noir & blanc pour une ambiance maximum), L.A. Noire est tout simplement un chef-d’œuvre. Avoir un jeu habilement réalisé qui tient ses promesses, ce n’est pas courant, il est impensable de passer à côté !

Test réalisé par Emmanuel Touchais.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans.
- A ceux qui aiment l’ambiance film noir des années 40.
- A ceux qui aiment voyager tout en restant dans leur canapé.

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- Mafia 2