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Kohan - Immortal Sovereigns

Kohan - Immortal Sovereigns

Techniquement dépassé, Kohan parvient tout de même à se démarquer de la concurrence. Sa recette : une atmosphère attachante... et de bonnes idées piquées à Cossacks, Total Annihilation : Kingdoms ou même Heroes of Might & Magic.
Dur de se faire une place au soleil dans le domaine de la stratégie temps réel tant cette catégorie recèle de hits sur PC. Ce n'est donc pas la voie de la simplicité qu'à emprunté le développeur Timegate Studios pour son tout premier jeu. Les membres qui le composent étant toutefois blanchis sous des harnais tels que Baldur's Gate, Ultima IX & Online ou la série des Wing Commander. Kohan recèle de nombreuses influences, et ça se sent.

Démons & légendes

Le scénario évoque irrésistiblement Total Annihilation : Kingdoms. Il vous transporte dans un univers héroïc-fantasy peuplé de guerriers, de mages et met en scène l'éternelle lutte du bien contre les forces de l'ombre. Au programme : captures et développement de fiefs et villes, gestion de ressources, production de troupes et bien-sûr, combats à grande échelle. Jusque-là, rien que du classique.

Paradoxe : des armées intelligentes

Les unités présentes mêlent troupes médiévales (hallebardiers, chevaliers...) et personnages mythiques (invocateurs, paladins, magiciens...). Ici, au lieu de produire individuellement des unités que vous regroupez ensuite, vous devez composer de véritables corps d'armée rassemblant les combinaisons de votre choix (des fantassins en première ligne, suivis de cavalerie et enfin d'archers).
Mais attention, ne songez pas ici à entasser bêtement des trillions de guerriers pour écraser l'adversaire sous le nombre. A la façon d'un Cossacks, vos armées ne se contentent pas de puiser dans votre porte-monnaie lors de leur création, elle doivent également être entretenues. Ainsi, pour avoir de larges bataillons, une seule solution : être économiquement puissant.
La place des héros

A la tête de vos armées, vous nommez un leader qui la guidera sur le champ de bataille. Au fil des escarmouches, ce capitaine acquiert de l'expérience et s'améliore dans le plus pur style jeu de rôle, entraînant dans son sillage les troupes sous son commandement. Cette astucieuse trouvaille qui "attache" le joueur à ses troupes bien davantage que dans un RTS classique n'est pas sans évoquer sur ce point la légendaire série des Heroes of Might & Magic. Mieux encore qu'un capitaine pour emmener vos troupes, le héros. Rare et précieux, ce personnage recèle des compétences spéciales (type bénédiction, amélioration du moral des troupes ou habileté particulière dans la lutte contre un type d'ennemi précis) dont bénéficie la soldatesque sous son ordre.

Nostalgique ou obsolète ?

Si le système de jeu de Kohan n'est rien moins qu'excellent et son atmosphère prenante, son aspect technique risque de faire grincer quelques dents.
Objet de l'ire en question : sa réalisation "façon grand-mère", à l'ancienne, c'est à dire en 2D. Certes, le graphisme à l'inspiration BD est très fin, les unités clairement représentées mais il faut bien avouer qu'un Conflict Zone ou un Ground Control tout en 3D, avec zooms et rotations à gogo, ça en jette beaucoup plus.
Kohan est donc à recommander aux joueurs privilégiant la lisibilité à l'esbroufe... dont je fais partie, inutile de vous le cacher. Reste tout de même qu'on aurait aimé ne pas avoir à choisir entre fromage et dessert...

Test réalisé par Jérôme Bonnet

Avis de la rédaction

A qui s'adresse ce jeu ?
- Ceux qui préfèrent la stratégie au bourrinage style "plus vite je clique, plus vite je gagne".
- Ceux qu'une réalisation 2D ne dérange pas.
- Ceux qui aiment les mondes peuplés de chevaliers et dragons.


Vous aimerez si vous avez aimé :
- Cossacks : European Wars
- Ground Control
- Conflict Zone