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Knights Contract

Knights Contract

Pour un Folklore, il y a un Genji. Pour un Majin and The Forsaken Kingdom, on écope d’un Choc des Titans. Game Republic a le mérite d’être régulier dans son irrégularité, suscitant une méfiance qui se justifie avec Knights Contract.
A défaut d’avoir un vaccin contre la peste, nos ancêtres médiévaux avaient la chasse aux sorcières. Pas très efficace médicalement parlant, mais en période d’épidémie, les boucs émissaires occupent, surtout Heinrich, bourreau de son état. Malheureusement, à force de s’acharner sur de pauvres femmes, on finit par tomber sur de véritables sorcières qui vivent plutôt mal leur décapitation. Une malédiction et quelques décennies plus tard, notre héros devenu immortel malgré lui tente d’expier ses fautes en aidant une sorcière à éliminer ses congénères revenues sous forme d’impitoyables démons. Bien que confiné au rôle de garde du corps, on profite pleinement de la synergie des personnages.Certes, il faut constamment protéger Gretchen qui n’est pas immortelle, mais en contrepartie, les coups de faux géante sont assistés de sorts dévastateurs (améliorables), de mises à mort spectaculaires, d’invocations et autres transformations. Bref, sur le papier, le concept s’annonce prometteur, évoquant Darksiders, Castlevania ou Enslaved. Mais dans les faits…

Nullité relative

Lors des combats, on sent bien que Knights Contract a du potentiel. Le problème, c’est qu’il est enfoui sous une montagne de textures immondes, d’ennemis au design douteux, de cinématiques insipides qui se déclenchent toutes les 2 minutes, de déplacements lents et patauds, de caméras capricieuses, de Quick Time Event punitifs, de niveaux aussi inintéressants que labyrinthiques. Même en se forçant à surmonter tous ces défauts, lorsque l’on voit Gretchen "l’immolation, c’est ma passion !", qui crève lamentablement parce qu’elle reste plantée au milieu d’une flaque de lave, la tentation de métamorphoser le jeu en frisbee devient irrépressible. C’est Heinrich qui doit souffrir pour avoir martyrisé les sorcières, pas le joueur.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux masochistes de plus de 18 ans

Vous aimerez si vous avez aimé :
- Enslaved : Odyssey to the West
- Darksiders
- Castlevania : Lords of Shadow