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John Woo presents Stranglehold

John Woo presents Stranglehold

Orphelins depuis la retraite anticipée de Max Payne, les amoureux d’action dopée au "bullet time" guettent avidement l’arrivée de Stranglehold. Les talents combinés de Midway et John Woo sont-ils à la hauteur ?
Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, ma poubelle est remplie de jeux adaptés de films. Néanmoins, Stranglehold n’est pas une conversion à proprement parler, puisque l’inspecteur Tequila, campé par Chow Yung-Fat dans le mythique film "A toute épreuve", vit ici une aventure inédite. Pas de développement précipité, pas de contraintes sur les lieux où se déroulent les évènements, et cela se sent.

Négociation au .45

Avec ses vilains très très méchants, son traître très très perfide et son héros très très en colère, l’intrigue ne semble pas redouter l’accumulation de clichés. Il s’agit plus d’un prétexte pour nous faire voyager de Hong-Kong à Chicago et collectionner suffisamment de "sales tronches" afin de remplir la réserve à boss de fin de niveau.
A l’instar de Max Payne, Stranglehold est un véritable shoot’em up en 3D, un ballet de balles, une ode au massacre de masse, un hymne au "bullet time". Le ton est immédiatement donné avec quelques 160 macchabées sur le premier niveau et si vous êtes réfractaire à ce genre de fusillade non-stop, autant passer votre tour car il n’y a que ça.
Ondule ton corps

Cela dit, Tequila s’avère nettement plus athlétique que Max. Outre l’essentiel ralenti permettant d’aligner plusieurs adversaires lors d’un plongeon, notre héros peut largement interagir avec l’environnement : glisser sur les tables, escalader ou glisser le long de rambardes, surfer sur un chariot, se suspendre à un lustre, utiliser de nombreux éléments comme couverture… le tout sans se décoiffer. Il peut aussi tirer sur des éléments du décor qui exploseront ou tomberont sur les adversaires. Plus vos massacres sont spectaculaires et s’enchaînent, plus votre jauge de "bombe" se remplit rapidement, rendant progressivement accessibles 4 compétences.

Les Stimulants permettent de regagner un brin de santé, le Tir de précision fonctionne un peu comme un fusil de sniper, le Barrage démultiplie brièvement la puissance de feu sans se soucier des munitions, et la Toupie déclenche une attaque circulaire stylisée éliminant tous les adversaires visibles. Des atouts qui revêtent un réel aspect tactique dans les modes "difficile" et "à toute épreuve", recommandés si vous ne souhaitez pas terminer le jeu en une journée.

Dans l’arène

Mais au-delà de la mise en scène digne de John Woo, de l’arsenal complet (double flingues, fusil à pompe, Uzi, etc.) qui dépote ou des personnages possédant d’impressionnantes animations faciales, la véritable star du jeu est l’environnement.
Chaque lieu est unique, ciselé avec soin dans le détail, tout en étant intégralement destructible. Rues marchandes, maison de thé, quais, restaurant, muséum, bureaux, site de démolition, résidence luxueuse…
Les niveaux rivalisent d’une impressionnante beauté à laquelle se superpose un level design de haute volée, intégrant parfaitement la multitude d’éléments interactifs positionnés pour favoriser de spectaculaires enchaînements. Néanmoins, le jeu n’échappe pas à quelques erreurs, avec de petits problèmes de caméra dans les lieux les plus confinés, une I.A. assez basique ou l’inhérente répétitivité de son action. Qu’importe, les fans de Max Payne comme ceux de John Woo passeront outre sans problème pour savourer cette jouissive orgie d’action pure.

Test réalisé par Frédéric Dufresne.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de plus de 18 ans
- Aux amoureux du cinéma hongkongais
- Aux orphelins de Max Payne


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