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Hyperdimension Neptunia Victory

Hyperdimension Neptunia Victory

La série Hyperdimension Neptunia continue à proposer aux amateurs de jeux de quête au tour par tour un univers kawaii aux graphismes dignes d’une 3DS, et non traduit en français. Était-ce vraiment nécessaire ?
Neptunia est l’incarnation humaine d’un CPU régnant sur la planète Planeptune au sein de l’univers Gameindustry. Avec ses copines, elle passe des heures à échanger des propos totalement futiles, en anglais ou en japonais. Mais comme les papotages ne suffisent pas à faire un jeu, elle part de temps en temps à la chasse aux monstres avec sa petite sœur. Graphiquement, l’ensemble pourrait être qualifié de « service minimum » si on se trouvait sur la première Wii, mais sur PlayStation 3, c’est simplement pathétique. Les dialogues, interminables même lorsqu’on les passe en accéléré (ils sont inutiles à la compréhension du jeu), se déroulent entre deux silhouettes immobiles. Les personnages des différentes villes de la planète sont totalement plats (au sens propre) et ne communiquent que par l’intermédiaire de bulles de bande dessinée. Les premiers monstres à affronter sont au choix des gouttes d’eau avec deux yeux et un museau, des tulipes ou des pièces de monnaie à lunettes de soleil. Quant aux robots du deuxième donjon débloqué, ils impressionnaient dans les dessins animés japonais des années 1980, mais aujourd’hui… Les développeurs noient le poisson en nous expliquant que Neptunia a justement été envoyée dans une autre dimension, un Gameindustry des années 1980, mais cela ne les empêchait pas d’élaborer quelque chose de joli et d’un peu inventif. À l’image d’un PaperMario, on peut adopter un parti pris minimaliste et s’en servir pour innover au niveau du gameplay. Ici, ce n’est clairement pas le cas.

Des heures de jeu qui ne plairont pas à tout le monde
Si on arrive à faire abstraction de cet environnement daté, qu’on est archi-fan d’univers kawaii, et qu’on est parfaitement bilingue, ce troisième épisode des aventures du joli CPU Neptunia propose des heures de jeu : il vous faudra évidemment apprendre et maîtriser les différentes SP Skills, utiliser à bon escient les Scouts pour recevoir des objets ou changer les contenus des donjons, créer des objets à partir des matériaux récupérés durant votre quête… Quêtes à remplir, manières d’enchaîner les coups, de changer l’apparence de son personnage (y compris en utilisant des photos personnelles) et de composer des équipes de quatre paires de personnage sont suffisamment nombreuses pour vous faire tenir quelques longues semaines, à condition que vos nerfs supportent les bavardages d’une bande de CPU en jupette et cuissardes.

Test réalisé par Philippe Istria.

Avis de la rédaction

A qui s’adresse ce jeu ?
- Aux joueurs de 12 ans et plus.
- Aux fans de culture kawaii parfaitement bilingues.

Vous aimerez si vous avez aimé :
- La série Dragon Quest
- Mugen Souls sur PlayStation 3.